Le rial iranien bondit de 3% après l'accord de Genève

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LE RIAL IRANIEN BONDIT DE 3% APRÈS L'ACCORD DE GENÈVE
LE RIAL IRANIEN BONDIT DE 3% APRÈS L'ACCORD DE GENÈVE

DUBAI (Reuters) - La devise iranienne était en hausse de 3% dimanche face au dollar après la conclusion d'un accord intermédiaire entre Téhéran et les grandes puissances pour réduire l'ampleur du programme atomique de la République islamique en échange d'un allégement des sanctions à son encontre.

Il fallait environ 29.000 rials pour un dollar sur le marché libre de Téhéran dimanche matin, rapportent les cambistes, contre environ 30.000 avant l'accord.

"Nous avons l'impression d'un sentiment positif en Iran", commentait au téléphone Nariman Aflani, trader en devises pour le compte d'AFI Group, une société d'ingénierie civile.

Il a souligné que les prix des matériaux de construction comme le ciment ou la céramique étaient en baisse en raison des anticipations d'un relâchement progressif des sanctions, ce qui rendra plus facile l'obtention de matériaux en provenance de l'étranger.

Le taux de change sur le marché libre est utilisé par la plupart des entreprises et des particuliers iraniens pour obtenir des devises fortes. Le taux officiel établi par la banque centrale iranienne restait stable dimanche à 24.822 rials pour un dollar.

Dans le cadre de l'accord de Genève, l'Iran pourra obtenir un certain allègement des sanctions et notamment un accès potentiel à 1,5 milliard de dollars de revenus tirés du commerce de l'or et des métaux précieux. Téhéran pourra aussi récupérer 4,2 milliards de dollars tirés du commerce pétrolier.

En elles-mêmes, ces mesures ne sont pas de nature à compenser les dizaines de milliards de dollars perdus par l'Iran ces deux dernières années en raison des sanctions qui ont fortement réduit ses ventes pétrolières et l'ont pratiquement coupé du système bancaire mondial.

Mais, en réduisant la probabilité d'une action militaire contre l'Iran et en augmentant la perspective d'un nouvel allègement de sanctions à l'avenir, l'accord de Genève pourrait mettre fin à la fuite des capitaux hors du pays et entraîner une reprise partielle des investissements.

En fin d'année dernière, le rial avait plongé à près de 40.000 rials pour un dollar en raison des sanctions, ce qui représentait une perte des deux tiers environ sur 18 mois.

Il avait ensuite remonté pour s'établir à près de 30.000 rials à la suite de l'élection en juin dernier du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne, ce qui avait accru l'espoir d'un compromis sur le nucléaire.

Andrew Torchia et Nadia Salim; Danielle Rouquié pour le service français

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