Le "revenge porn", une cyberviolence encore mal contrôlée

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L'association Osez le féminisme ! dénonce le flou juridique qui entoure encore les cas de vengeance pornographique (photographie d'illustration).
L'association Osez le féminisme ! dénonce le flou juridique qui entoure encore les cas de vengeance pornographique (photographie d'illustration).

Une loi contre le « revenge porn », ou vengeance pornographique, est actuellement en discussion au Parlement. Il s'agit de la diffusion d'images ou de vidéos intimes sans le consentement de la personne qui y apparaît. Selon la porte-parole de l'association Osez le féminisme !, Claire Serre-Combe, « on ne connaît pas l'ampleur du phénomène et il n'y a aucune statistique à ce sujet. »

Les raisons de cette méconnaissance sont multiples. « D'abord, les victimes ont du mal à parler, souligne Claire Serre-Combe. Et de nombreuses femmes n'ont pas conscience que c'est un délit, parce qu'elles étaient d'accord pour la prise d'images intimes. Mais pas la diffusion ! » « Le problème, c'est que le vide juridique demeure, affirme la féministe. Le projet de loi pour une République numérique n'en parlait pas à l'origine, jusqu'à l'intervention de Catherine Coutelle, présidente de la Délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes. »

Jusqu'à deux ans de prison encourus

D'après l'amendement numéro 841 à ce projet de loi, décidé par les députés de l'Assemblée nationale en janvier, la diffusion d'images intimes d'une personne sans son consentement pourrait désormais être punie de deux ans de prison et 60 000 euros d'amende. Alors que le texte fait encore la navette parlementaire avec le Sénat, la définition du délit tel qu'il est débattu apparaît trop restrictive aux...

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