Le réveil du robot Philae, un coup de chance, admet l'ESA

le
0
L'ESA RECONNAIT QUE LE RÉVEIL DU ROBOT PHILAE EST UN COUP DE CHANCE
L'ESA RECONNAIT QUE LE RÉVEIL DU ROBOT PHILAE EST UN COUP DE CHANCE

LE BOURGET (Reuters) - Le réveil du robot Philae après sept mois de silence sur la comète Tchouri, relève plus de la chance que l'aboutissement d'un processus planifié, a reconnu lundi l'Agence spatiale européenne (ESA).

Le signal de 85 secondes de Philae envoyé samedi soir par le robot, via la sonde Rosetta, au centre des opérations spatiales de l'ESA à Darmstadt, en Allemagne, samedi à 22h28 (20h28 GMT), a été suivi d'un second, très court, la nuit dernière, a précisé Jean-Jacques Dordain, le directeur général sortant de l'agence.

Sa batterie épuisée, le robot était entré en "hibernation" le 15 novembre dernier après 57 heures de travail sur la comète, à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre.

"On a eu beaucoup de chance d'avoir atterri là où on a atterri parce que (Philae) a pu hiberner et ne pas se retrouver en surchauffe en s'approchant du soleil. Ce n'était pas planifié", a expliqué Alvaro Gimenez, le directeur scientifique de l'ESA, lors d'une conférence de presse au salon du Bourget.

Jusqu'à ce week-end, le robot était dans une zone peu ensoleillée, ce qui l'empêchait de recharger sa batterie alimentée par des panneaux solaires.

"Nous voyons que le système s'améliore et nous essayons maintenant de travailler avec moins d'énergie", a expliqué Alvaro Gimenez. "Nous devons consolider le contact avec Philae".

Largué par la sonde Rosetta, le robot n'avait pu s'arrimer le 12 novembre sur le lieu prévu de son atterrissage en raison d'un défaut de fonctionnement de ses harpons et avait rebondi par deux fois pour se poser à un kilomètre du site retenu, sur une zone à l'ombre d'une falaise, où l'ensoleillement était insuffisant pour ses panneaux solaires.

La sonde Rosetta, arrivée dans la banlieue de "Tchouri" en août dernier, dix ans après avoir quitté la Terre, continue de survoler la comète et sa mission durera au moins jusqu'à décembre prochain.

"La plupart des données scientifiques proviennent de Rosetta elle-même", a rappelé Jean-Jacques Dordain.

Après 12 ans passés à la tête de l'ESA, le Français laissera le 1er juillet la place à un Allemand, Johann-Dietrich Woerner, actuel président du directoire du Centre aérospatial allemand (DLR).

(Cyril Altmeyer, édité par Marc Angrand)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant