Le réveil des islamistes tunisiens

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REPORTAGE - Légalisé, le parti Ennahda cherche sa place dans le nouveau paysage politique tunisien.

Après vingt-et-un ans de clandestinité, jamais Ennahda («Renaissance») n'avait à ce point mérité son nom. Dimanche matin, quelques centaines de sympathisants se sont rassemblés dans la salle des fêtes du quartier Ezzahra, dans la banlieue sud de Tunis, pour assister à la première manifestation publique du parti islamiste. Un concert de musique traditionnelle, les discours des caciques du parti et quelques invités de marque tel qu'Ali Ben Romdhane, secrétaire général du puissant syndicat UGTT et proche, dit-on, d'Ennahda. Les femmes voilées d'un côté, les hommes de l'autre. «Nous rendons hommage à nos martyrs », explique Habib Ayachi, l'un des organisateurs. Cérémonie du souvenir, mais surtout coup d'envoi de la campagne pour l'élection, le 24 juillet, d'une Assemblée constituante. Habib Ayachi, qui est enseignant en théologie, est l'un des quelque 30 000 militants ou sympathisants islamistes incarcérés dès le début des années 1990 par le régime de Be

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