Le réveil de l'action Barrick Gold

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(lerevenu.com) - L'action African Barrick a été introduite en Bourse de Londres, en 2010, à un prix supérieur de 25% au cours actuel. Sa maison mère, Barrick Gold, voulait, par cette opération de cotation de ses actifs miniers en Afrique, notamment la Tanzanie, mieux valoriser son titre. Mais, les objectifs de production et de rentabilité n'ont pas été respectés. African Barrick devait arriver à un niveau de production annuelle de 1 million d'onces en quatre ans, et s'en trouve loin. Quant aux résultats, ils ont été handicapés par un envol des coûts de production passés de 533 dollars l'once, en 2009, à 790-860 dollars l'once, cette année.

D'après certaines rumeurs, les dirigeants de Barrick Gold seraient entrés en négociation avec le producteur chinois China National Gold pour lui céder la participation de 74% dans African Barrick. D'autres noms avaient été antérieurement cités comme repreneurs possibles d'African Barrick, RandGold et AngloGold Ashanti.

L'information paraît d'autant plus plausible que Aaron Regent, directeur exécutif de Barrick Gold, avait été remercié en juin dernier, faute d'avoir réussi à réveiller le cours du titre. Peter Munk, le fondateur de Barrick, lui a fait payer un pari stratégique manqué dans la production de cuivre et un dépassement inquiétant dans le budget d'exploration (8 milliards de dollars prévus) de Pascua Lama, une mine d'or à la frontière de l'Argentine et du Chili.

Le recul de 28% en un an de l'action Barrick Gold illustre le passage à vide de toutes les valeurs aurifères. L'alourdissement de leurs coûts tire leur rentabilité vers le bas, malgré le renchérissement de l'or qu'elles vendent. En outre, quand leur production annuelle recule, les investisseurs préfèrent placer leur argent dans les trackers indexés sur le cours de l'once.

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