Le rêve brisé de l'ancien président

le , mis à jour à 07:38
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Le rêve brisé de l'ancien président
Le rêve brisé de l'ancien président

« Vous allez voir, je vais poser mon hélicoptère dans la plaine. Et quand j'en sortirai je dirai : qui m'aime me suive. Et vous verrez que tout le monde se rangera derrière moi. » Ainsi parlait Nicolas Sarkozy en janvier 2014, à quelques mois de son retour sur le devant de la scène politique. Pari perdu pour l'ancien président de la République. Jusqu'au bout, ses partisans, comme le principal intéressé, y ont pourtant cru dur comme fer. « Je vais tous les écrabouiller », jurait-il même au printemps dernier. Et pourtant, depuis le début, Nicolas Sarkozy n'a jamais fait la course en tête dans cette campagne. Systématiquement devancé par Alain Juppé dans les sondages... et finalement dépassé aussi par celui qu'il qualifiait de « collaborateur » du temps de sa présidence : François Fillon. Victime, bien qu'il l'ait toujours nié, de cet « antisarkozysme », sur lequel François Hollande avait déjà parié en 2012 pour lui prendre sa place à l'Elysée.

Cette primaire, Sarkozy n'en voulait pas : « Un scrutin pour les seconds couteaux, je n'y participerai pas », maugréait-il en privé, avant de se lancer à la conquête de l'UMP fin 2014. Un retour qu'il n'envisageait pas avant 2015. Las, l'affaire Bygmalion, et la démission forcée de Jean-François Copé auront accéléré son come-back. Certes, il a remis le parti sur les rails, « rassemblé sa famille sur un champ de ruine », comme il dit. Mais il n'a jamais réussi à éteindre les ambitions de ses rivaux, même celles de ses anciens chevau-légers comme Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire. Sarkozy ne fait plus peur, ce n'est plus lui le chef naturel !

Même son entrée en campagne fin août, qu'il promettait fracassante avec son fameux « blast » et la sortie surprise de son livre « Tout pour la France », a fait long feu. Au final, un « bla-blast » comme ricane le juppéiste Dominique Bussereau. Les moqueries, les railleries, il n'en a cure. Pas plus que des ...

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