Le retour en grâce des foncières

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(lerevenu.com) - En 2012, le secteur des sociétés foncières cotées fait oublier son décevant parcours boursier de l'année antérieure. Au 30 décembre dernier, l'indice Euronext IEIF SIIC Franche affichait un gain de 22,9%, et de 31,08% coupon brut réinvesti. Par comparaison, l'indice CAC 40 (hors dividende) a gagné 15,2% en 2012 et l'indice SBF 120, 15,9%. Dans cet indice calculé par l'Institut de l'épargne immobilière et foncière (IEIF), ce sont les trois principales pondérations de l'indice, Unibail-Rodamco (37,7%), Klépierre (13%) et Gecina (11,8%) qui ont tiré vers le haut l'ensemble du secteur, fait remarquer le site pierrepapier.fr. Les performances boursières de ces trois titres, l'an dernier, se sont concentrées entre 31,5 et 35,7%.

 

Les belles performances boursières des SIIC tiennent, écrit le site pierrepapier.fr, à ?la bonne tenue des valeurs locatives et à la détente des primes de risque utilisées par les experts pour déterminer leur actif net réévalué, ce qui a favorisé le retour en grâce du secteur auprès des investisseurs?. Grâce à la politique de la Banque centrale européenne qui a maintenu les taux d'intérêt à leur plus bas niveau, le refinancement des sociétés foncières a pu s'effectuer dans les meilleures conditions. Ainsi, Unibail-Rodamco, foncière, il est vrai, peu endettée, a pu placer sans difficulté des emprunts obligataires à des conditions inespérées, de 1,625%, fin décembre, pour des titres à six ans, soit plus de moitié moins qu'un an auparavant. Au total, note le site spécialisé, 2012 aura été pour les SIIC, ?celle de la diversification du financement, en passant par la case du marché obligataire, qui a procuré 8 milliards d'euros au secteur?.

 

Deuxième grande foncière de la cote française, Klépierre a été portée en Bourse par le changement d'actionnaire de référence, BNP Paribas ayant cédé la moitié de sa participation à l'américain Simon Property Group, leader mondial des REITS, sociétés immobilières bénéficiant, comme les SIIC, de la transparence fiscale, en contrepartie d'une distribution de la majeure partie de leurs résultats d'exploitation et de leurs plus-values de cession. Quant à Gecina, poursuit pierrepapier.fr, son ?importante restructuration financière a été saluée par un rehaussement de sa note de crédit par les agences S&P et Moody's?.

 

Le secteur des foncières a été aussi favorisé par des opérations de concentration, même si, regrette le site, les offres faites aux minoritaires n'ont pas beaucoup corrigé les importantes décotes boursières dont souffraient les titres des sociétés cibles (Foncière Paris France et Silic). Autre regret, précise pierrepapier.fr, le retour des investisseurs vers les foncières n'a pas permis de corriger toutes les décotes excessives par rapport à la valeur d'actif net réévalué de nombre d'entre elles. Et d'ailleurs, peu se sont risquées à lancer une augmentation de capital, à l'exception de Paref. À l'inverse, deux foncières, Mercialys et ANF ont vu leur actionnaire de contrôle en mal de liquidités, respectivement Casino et Eurazeo, procéder à une distribution d'un important dividende exceptionnel.   

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