Le retour du coach prodigue

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Le retour du coach prodigue
Le retour du coach prodigue

Ce mardi soir, Arsène Wenger est de retour pour la première fois sur le banc de touche du stade Louis II. Un banc depuis lequel il a donné ses consignes aux joueurs de la Principauté pendant sept années entre 1987 et 1994. Le temps de devenir une icône, avant de partir par la petite porte.

" On a tous besoin à un moment donné de quelqu'un qui croit en vous. Avoir de la chance, c'est rencontrer ce quelqu'un " déclarait Arsène Wenger en 2000, dans les colonnes de L'Équipe en revenant sur sa relation avec Thierry Henry. Six ans auparavant, le technicien alsacien donnait sa chance à un jeune gamin de 17 ans, né aux Ulis en région parisienne, dans un derby de la Méditerranée entre Monaco et Nice. Le dernier coup d'éclat de Wenger sur le banc monégasque. L'ASM s'incline face à son voisin 2 buts à 0 à Louis II et flirte avec la zone rouge. C'en est trop pour Jean-Louis Campora, le président du club du Rocher qui décide de mettre fin, le week-end suivant, à sept années de collaboration avec le natif de Strasbourg, marquées notamment par un titre de champion en 1988 et une Coupe de France en 1991.
Monsieur 100%
Relégué avec l'AS Nancy Lorraine en 1986, Arsène Wenger arrive sur le banc du Rocher avec l'envie de convaincre. Nommé à la tête de l'équipe par Jean-Louis Campora, en 1987, l'Alsacien devient le premier manager général d'un club français. " C'est le genre d'homme qui dépasse son simple rôle d'entraîneur quand il passe dans un club. Il aime bien comprendre le fonctionnement du club, il aime bien travailler en profondeur pour développer le club, l'aider à se construire, il a toujours été comme ça. Il a été là sur la durée pour que le club évolue ", se souvient Claude Puel, qui a porté la tunique rouge et blanche sous les ordres de Wenger pendant sept ans. Comme un jeune stagiaire voulant décrocher un contrat, Arsène arrive avec son lot d'idées novatrices, parfois difficiles à accepter mais souvent porteuses de progrès. Il impose la mise au vert à ses joueurs, il leur fixe des régimes alimentaires. Bref, il jouit de tous les pouvoirs et en profite pour remodeler le club à son image. Un pari risqué mais payant. A l'issue de sa première saison, le monsieur " oui " de TF1 remporte le titre de champion de France en devançant de six points les Girondins de Bordeaux, tenants du titre. Et même si de cette période on retient surtout le Arsène sanguin, dans des chemises trop grandes, la clope vissée au bec en permanence, les supporteurs de l'ASM se souviennent surtout d'un monsieur investi à 100%, sur et en dehors du terrain. Son apogée sur le Rocher, Wenger la connaît probablement au cours de la saison 1991-1992, comme le raconte Claude Puel. " Mon meilleur souvenir, c'est...


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