Le retour des bons points à l'école

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Le retour des bons points à l'école
Le retour des bons points à l'école

À l'école, les récompenses sont tendance. En voie de disparition dans les années 1980 et 1990 après avoir subi les foudres des pédagogues, les bons points ressuscitent ici ou là. A quelques jours des vacances de Noël, à l'heure également de la remise des livrets du premier trimestre, les instits sont nombreux à distribuer ainsi à leurs élèves des «cadeaux» hautement symboliques.

Ces sésames, qui renvoient forcément à nos souvenirs d'enfance, renaissent dans leur version originale. Mais surtout, sous des formes inédites. Fabriqués par les enseignants eux-mêmes grâce aux nouvelles technologies, ils sont plus drôles que leurs ancêtres sur fond vert.

Certains sont à la gloire des Monsieur Malchance et Madame Génial, d'autres recouverts du message «J'ai remarqué que tu as fait un bel effort aujourd'hui». Ces petits bouts de papier cartonnés ne sont plus forcément rectangulaires. Dans une classe de CM 1 d'un établissement parisien, c'est un dispositif de pastilles qui s'impose et qui permet aux élèves qui en ont le plus dans leur cahier de choisir leur atelier (jeu de plateau, jeu sur ordinateur...) tous les quinze jours. Grâce aux blogs et aux réseaux sociaux, les profs s'échangent entre eux leurs trouvailles. Ils débordent d'imagination, à l'instar de cette maîtresse qui attribue des smileys à ses CE 1 rendant une copie propre au simple crayon de papier. Quand ils en ont cinq, ils décrochent leur permis «stylo».

«Quand on grandit, la bienveillance, on en a besoin»

«Il y a en ce moment comme une certaine idéologie de la bienveillance. Au lieu d'agir par la menace de la mauvaise note, on opte pour la carotte. Et avec de jeunes enfants, mieux vaut la carotte que le bâton !» sourit l'historien de l'éducation Claude Lelièvre. «Quand on grandit, la bienveillance, on en a besoin, ça protège, c'est une valeur importante face à la dureté de la vie. Car l'apprentissage est un processus douloureux, où ...

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  • frk987 il y a 12 mois

    Et comme il faut que chacun bosse, je vais préciser les images : c'était Vercingétorix à Alésia, Charles Martel à Poitiers et Jeanne d'Arc sauvant la France. Un instituteur, aujourd'hui distribuerait ces images....que lui arriverait-il ?????????

  • mucius il y a 12 mois

    On en donnera à tout le monde : surtout pas de discrimination. Et tout le monde sera heureux, parents et élèves d'avoir beaucoup de bons points! Ainsi va la France...

  • boudet il y a 12 mois

    on revient enfin à du bon sens. Les salariés se plaignent de ne pas être reconnus dans leur travail, mais on refusait de le faire aux enfants.