Le retour de l'Inter, pour le meilleur et…

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Depuis l'arrivée de Roberto Mancini sur le banc de l'Inter, Erick Thohir a changé de cap et semble enclin à se transformer progressivement en président traditionnel à l'italienne. Cet été, il a même offert aux tifosi nerazzurri un mercato à la Massimo Moratti. Des joueurs à fort potentiel, d'autres complètement tarés et même quelques très bons coups. L'Inter retrouve ainsi son identité de club fou, pour le meilleur et pour le pire. Et il n'y a pas de meilleur endroit pour l'exprimer qu'un derby.

C'est l'histoire d'une adaptation culturelle. Dans le quotidien théâtral de Milan, Erick Thohir a longtemps été soupçonné de voir en l'Inter une opportunité de gonfler sa visibilité personnelle ou de transformer le club lombard en machine à spectacle à l'américaine. Assis dans les bureaux de son empire médiatique à Jakarta, le businessman semblait lui se méfier de l'approche latine de l'industrie de l'entertainment. Les deux parties avaient un peu raison et beaucoup tort. Mais après deux années de redressement financier et de résultats sportifs décevants, les différences culturelles semblent enfin se transformer en un métissage productif. La presse et les tifosi ont accepté les bouleversements structurels lancés par l'Indonésien, et le président a montré avec ce dernier mercato qu'il avait bien compris que la vie d'un club de football se nourrit d'enthousiasme. L'Inter a retrouvé la brûlante impatience d'être dimanche soir.

Interventionnisme et Roberto Mancini


Pour son premier mercato l'été dernier, le président nerazzurro Erick Thohir avait gardé les deux mains sur le frein à main, prétextant une menace financière lourde et annonçant une période de transition. Comme on l'écrivait à l'occasion du dernier derby il y a six mois, l'Inter de Thohir se cherchait. La saison dernière, l'Inter avait ainsi tenté de se renouveler timidement. Des signatures à paramètre zéro (Nemanja Vidić), des paris sous forme de prêts (Pablo Osvaldo, Dodô, Yann M'Vila, Lukas Podolski) et quelques opportunités peu onéreuses (Gary Medel, Davide Santon, Marcelo Brosović, Xherdan Shaqiri et Jeison Murillo, resté à Grenade pour récupérer d'une blessure). Mais après avoir choisi lui-même Roberto Mancini pour des raisons aussi techniques que marketing (le contrat de Mazzarri datait de la présidence de Moratti), Thohir a fini par s'investir totalement dans le projet sportif du club, menant notamment certaines négociations compliquées.

Trois raisons pourraient expliquer ce changement de cap. La première est un simple constat : Thohir s'est rendu compte que l'Inter ne pouvait accrocher une qualification en C1 sans un saut de qualité technique, et que la marque Inter – le nerf de la guerre du programme de l'Indonésien – ne pouvait se développer sans la Ligue des champions. La seconde raison a un prénom et un…




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