Le retour compliqué de François Hollande

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François Hollande, au Parque de la Memoria, à Buenos Aires, jeudi 25 février.
François Hollande, au Parque de la Memoria, à Buenos Aires, jeudi 25 février.

Après un long déplacement, le chef de l’Etat inaugure le Salon de l’agriculture sur fond de crise du secteur.

Dur retour à la réalité. Après six jours de déplacement en Polynésie française, puis en Amérique du Sud, François Hollande revient à la politique hexagonale. Et le moins que l’on puisse dire est que, pendant son absence, la situation ne s’est pas améliorée. Ni pour lui ni pour son gouvernement. Entre la tribune au vitriol de Martine Aubry contre son action, la division croissante de sa majorité à propos de la future réforme du code du travail, ou la crise agricole aiguë, le président de la République fait son retour à l’Elysée alors que de grandes difficultés s’accumulent sur son bureau.

Dès samedi, le chef de l’Etat a prévu d’inaugurer le Salon de l’agriculture, à Paris. L’événement s’ouvre dans un climat très tendu, alors que le monde agricole traverse, depuis 2015, une crise profonde. Effondrement des prix dans l’élevage et la production de lait, tourmente des céréaliers sur fond de surproduction mondiale, épizooties en série qui ont fait chuter les importations françaises… La visite présidentielle intervient dans un tableau général très noir. « Hollande débarque au Salon de l’agriculture dans la pire des configurations », résume un membre du gouvernement.

Le chef de l’Etat le sait, qui a prévu une présence sur place moins longue que les années précédentes. Il ne devrait rester que cinq ou six heures, moitié moins que les douze heures d’affilée – un véritable marathon – qu’il avait tenu pendant la campagne présidentielle de 2012. « On n’est pas dans un truc de campag...

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