Le référendum sur le Brexit redonne des couleurs à Paris

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LE RÉFÉRENDUM SUR LE BREXIT JOUE EN FAVEUR DE LA PLACE DE PARISREDONNE DES COULEURS À PARIS
LE RÉFÉRENDUM SUR LE BREXIT JOUE EN FAVEUR DE LA PLACE DE PARISREDONNE DES COULEURS À PARIS

par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva

PARIS (Reuters) - La place financière de Paris est déterminée à renforcer sa compétitivité quel que soit le résultat en juin du référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, assure Paris Europlace, l'organisme chargé de sa promotion et de ses intérêts.

"Ce référendum agit comme un 'booster'", a estimé son délégué général Arnaud de Bresson lors d'un entretien accordé à Reuters, à moins de deux mois d'un scrutin qui pourrait redistribuer les cartes du secteur financier européen en cas de Brexit.

"On sent qu'il y a quelque chose qui bouge", dans la majorité comme dans l'opposition, dit le délégué général, très critique il y a deux ans encore envers le gouvernement de François Hollande, qui avait désigné la finance comme son ennemie lors de la campagne présidentielle de 2012.

"Je crois que le sujet de l'importance du rôle de la place financière aujourd'hui est beaucoup plus fortement présent, c'est pour cela qu'on peut être un peu plus optimiste qu'on ne pouvait l'être il y a trois, quatre ans", assure Arnaud de Bresson, qui milite pour de nouvelles mesures afin de rendre la place de Paris plus attractive.

Taxe sur les salaires payée par les banques et les assurances, régime fiscal pour les professionnels de la finance s'installant en France, nombreux sont les fronts où Paris Europlace pense pouvoir obtenir des avancées d'un gouvernement dont l'attitude, estime-t-il, est en train de changer vis-à-vis du secteur financier.

L'optimisme de Paris Europlace est aussi de mise sur le projet de taxe sur les transactions financières (TTF) préparé par dix pays de la zone euro, dont l'Allemagne et la France, et dont le secteur financier en France ne veut entendre parler.

"Nous espérons que le sujet ne soit plus d'actualité", confie Arnaud de Bresson alors que les négociations à Bruxelles se heurtent à de nombreuses difficultés.

"DES BANQUES INTERNATIONALES SÉRIEUSEMENT INTÉRESSÉES"

Alors que certains financiers jugent que la taxe à 75% de François Hollande et le "tapis rouge" déroulé par le Premier ministre britannique David Cameron aux Français souhaitant la fuir ont durablement terni l'image de la place, Arnaud de Bresson se veut plus positif.

"Des banques internationales sont sérieusement intéressées" à augmenter leurs équipes à Paris en cas de Brexit, dit-il, alors que de nombreux financiers peinent à croire que Paris puisse tirer son épingle du jeu si la City se retrouvait en dehors de l'UE.

La concurrence des autres places financières européennes, dotées de législations fiscales et sociales plus accommodantes que celles de l'Hexagone, fait douter de nombreux banquiers français de la capacité de Paris à remplacer la City en cas de Brexit.

Paris Europlace veut néanmoins croire que la capitale française a des atouts face à ses rivales et qu'elle constitue la principale place financière sur le continent devant Francfort.

Son statut de grande place généraliste la rend aussi plus attractive comme base de repli que d'autres places comme Dublin ou Luxembourg, estime Paris Europlace.

A l'image de la grande majorité des acteurs de la finance française et du gouvernement, Paris Europlace a pris position pour la campagne du "remain", partant du principe que l'Union européenne a bien plus à perdre qu'à gagner en voyant l'un de ses membres les plus importants prendre le large.

"Ce n'est pas une position tactique", insiste Arnaud de Bresson, relayant les craintes qui s'expriment dans la sphère économique et financière sur l'avenir du projet européen en cas de victoire du "out".

Cette éventualité, jugée encore improbable il y a quelques mois, est devenue au fil des sondages de plus en plus vraisemblable, jusqu'à être identifiée par certaines banques françaises comme l'un des risques macroéconomiques majeurs de 2016.

(Edité par Dominique Rodriguez)

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  • M2766070 il y a 7 mois

    et flo tout juste, ceux qui partent ne reviennent pas... Lux en Bourg Chez Junckers & Gang

  • kram123 il y a 7 mois

    et nous on aura droit a notre franxit ???je crois pas les derniers referendum ou l'on a dit non ils ont repondu qu'on avait pas comprit et sont passés en force

  • floalain il y a 7 mois

    Les banquiers partiront à Luxembourg ou Frankfort mais certainement pas à Paris. Il rêve ce type, le temps qu'Hollande commence à bouger, ce sera trop tard.

  • M4905181 il y a 7 mois

    Merci Bourso pour la suppression du post et ce n'est pas la première fois

  • tchazard il y a 7 mois

    avec tout le siphonnage fiscal français , il rêve debout le gusse