Le redressement judiciaire seule solution pour la SNCM-Veolia

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MARSEILLE, 6 septembre (Reuters) - Le redressement judiciaire est la seule solution pour la SNCM, a réaffirmé samedi sur France Inter le PDG de Veolia Antoine Frérot, quelques jours après la réclamation par la Commission européenne du remboursement de 220 millions d'euros d'aides. "Pour la SNCM, pour ceux qui veulent sauver quelque chose, il n'y a qu'une seule solution : c'est de mettre la part des activités viables dans une nouvelle société et d'arrêter les activités non viables avec les amendes qui vont dessus", a dit Antoine Frérot. "Pour ça, il faut recourir au tribunal de commerce et se mettre en redressement judiciaire. Le temps que nous perdons depuis de nombreux mois met en danger ce sauvetage", a-t-il ajouté. La Société nationale Corse Méditerranée (SNCM), qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev - coentreprise détenue à parité par Veolia et la Caisse des dépôts -, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés. Antoine Frérot a précisé que la partie viable de la compagnie maritime résidait "au moins dans le contrat de délégation publique entre Marseille et la Corse et, peut-être, des activités sur le Maghreb". Cette intervention intervient après que la Cour de justice de l'Union européenne a confirmé jeudi que la SNCM devait rembourser les aides d'Etat perçues par la compagnie maritime en difficulté lors de sa privatisation, rejetant les recours de la France. (voir ID:nL5N0R51BM ) Cette décision porte sur environ la moitié des 440 millions d'aides d'Etat que l'UE réclame à la SNCM, dont le remboursement mettrait définitivement la compagnie à terre. Le patron de Veolia a déclaré qu'au moins deux repreneurs sérieux seraient intéressés par la reprise de la compagnie, sans toutefois citer de noms. Candidat potentiel à la reprise de la SNCM avant de renoncer en raison de l'incertitude dans laquelle se trouve la compagnie, le groupe norvégien Siem pourrait ainsi revenir dans le jeu. Une proposition jugée par les syndicats plus crédible que celle émanant de la société américaine Baja Ferries, qui a réaffirmé jeudi son intérêt pour la SNCM si elle devait être placée en redressement judiciaire. Les marins de la SNCM, opposés au redressement judiciaire que privilégient le gouvernement et Veolia, ont fait grève durant 17 jours cet été. (Jean-François Rosnoblet, édité par Marion Douet)


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