Le recul des prix au Japon souligne la lourde tâche de la BoJ

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LE RECUL DES PRIX AU JAPON SOULIGNE L?AMPLEUR DE LA TÂCHE DE LA BOJ
LE RECUL DES PRIX AU JAPON SOULIGNE L?AMPLEUR DE LA TÂCHE DE LA BOJ

TOKYO (Reuters) - Les prix à la consommation en rythme annuel au Japon ont reculé en janvier pour le troisième mois de suite, selon les chiffres officiels publiées vendredi, qui montrent l'ampleur de la tâche qui attend le futur gouverneur de la Banque du Japon, pressé par le gouvernement de sortir le pays de deux décennies de déflation.

L'indice d'inflation de base, qui exclut les produits alimentaires frais mais qui inclut l'énergie, a ainsi baissé de 0,2% en janvier. Ce niveau correspond aux attentes des économistes.

Mais si on enlève également l'énergie du calcul du panier -aboutissant ainsi à un équivalent de l'indice retenu par la Réserve fédérale américaine pour définir sa politique monétaire- les prix à la consommation ont reculé de 0,7% sur un an en janvier, contre une baisse de 0,6% en décembre.

Ces statistiques interviennent au lendemain de la proposition par le Premier ministre, Shinzo Abe, de nommer à la tête de la Banque du Japon Haruhiko Kuroda, l'actuel président de la Banque asiatique de développement (BAD) et partisan déclaré d'une politique monétaire très accommodante.

Arrivé au pouvoir en décembre, Shinzo Abe a fait de la lutte contre la déflation l'un des fondements de sa politique économique.

Fin janvier, semblant céder à la pression du nouveau gouvernement, la BoJ s'est engagée à racheter des actifs de manière illimitée tout en relevant son objectif d'inflation à 2%.

Lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, la BoJ devrait observer le statu quo, comme en février. Mais dès que sa nouvelle direction sera installée, les analystes pensent que la banque centrale japonaise ira encore plus loin dans les mesures d'assouplissement monétaire.

Les autres indicateurs macro-économiques publiés vendredi sont susceptibles d'être mieux accueillis par le gouvernement.

Sur le quatrième trimestre 2012, les investissement ont augmenté, ce qui pourrait amener une révision à la hausse du produit intérieur brut (PIB) du quatrième trimestre, actuellement estimé en recul de 0,1%.

Le chiffre définitif du PIB sera connu le 8 mars.

Et le marché du travail s'est amélioré, avec un taux de chômage ajusté des variations saisonnières (CVS) de 4,2% en janvier, contre 4,3% (chiffre révisé) en décembre.

Tetsushi Kajimoto et Kaori Kaneko; Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Marc Angrand

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  • marshaka le vendredi 1 mar 2013 à 10:54

    Si on enlève tout ce qui monte, nous sommes en déflation, c'est bizarre, quand je fais mes courses tous les prix augmentent : essence; pates, viandes... les statistiques seraient elles bidouillées ?

  • M9385839 le vendredi 1 mar 2013 à 10:24

    avec une population qui baisse, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement...il faut accepter la déflation, toutes mesures pour la contrer seront improductives et dangereuses...