Le recours d'Yvan Colonna contre son transfert rejeté

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REJET DU RECOURS D'YVAN COLONNA CONTRE SON TRANSFERT
REJET DU RECOURS D'YVAN COLONNA CONTRE SON TRANSFERT

PARIS (Reuters) - Le juge des référés du tribunal administratif a rejeté lundi le recours du militant nationaliste corse Yvan Colonna contre son transfert le 12 juillet de la centrale d'Arles (Bouches-du-Rhône) à celle de Réau (Seine-et-Marne), a annoncé son avocat.

Le juge a reconnu que ce transfert portait atteinte à la vie familiale du détenu, mais a estimé que les témoignages de trois détenus anonymes étaient suffisants pour démontrer le risque d'une évasion, a précisé Me Patrice Spinosi.

Il a précisé que son client allait se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat et envisageait de saisir à nouveau le tribunal administratif "d'un référé expertise" en demandant qu'un expert puisse être admis dans les lieux de sa détention.

La magistrate, Martine Doumergue, avait mis en demeure le 20 septembre le ministère de la Justice de lui fournir des éléments étayant le projet d'évasion prêté au détenu, condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.

Pour la défense d'Yvan Colonna, le dossier était vide, le document faisant référence à trois témoignages anonymes de détenus liés au grand banditisme, mais sans lien direct avec le militant.

La famille d'Yvan Colonna, 53 ans, avait auparavant estimé qu'il s'agissait d'un "stratagème" pour empêcher son transfert à la maison d'arrêt de Borgo (Haute-Corse), conformément à la loi sur le rapprochement familial.

"Le juge administratif fait ainsi prévaloir la rumeur sur les faits objectifs. Les débats avaient pourtant démontré qu'acculée à devoir se justifier, l'administration n'a pu apporter aucune preuve matérielle tangible de l'implication d'Yvan Colonna dans une quelconque tentative d'évasion", a déploré Patrice Spinosi, qui dénonce "un régime d'exception".

"La simple parole de l'administration au juge suffit donc pour imposer un déplacement de plus de 800 km d'un détenu corse, jeune époux et jeune père, pour le placer dans un établissement, ultra sécurisé, de la région parisienne", a-t-il ajouté.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • DADA40 le lundi 30 sept 2013 à 13:42

    Envoyez le en Guyane chez Taubira. Elle en prendra sooin.