Le réchauffement climatique provoquerait des épidémies de gastro-entérite

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La résurgence du vibrion liée au réchauffement climatique a aussi eu lieu dans les régions froides et tempérées du Chili, du Pérou et d?Israël
La résurgence du vibrion liée au réchauffement climatique a aussi eu lieu dans les régions froides et tempérées du Chili, du Pérou et d?Israël
L'apparition récente d'un groupe de bactéries serait a priori lié au réchauffement des océans



Selon de récentes recherches, le changement climatique anthropique serait à l'origine de l'apparition d'un nouveau groupe de bactéries dans le nord de l'Europe. Ces bactéries, les vibrions, ne se développent habituellement que dans les milieux marins des zones chaudes et tropicales. Elles peuvent en outre causer diverses infections chez les humains, comme le choléra ou un genre de gastro-entérite.

Le document publié dans la revue britannique Nature Change de dimanche, apporte les preuves que le réchauffement de la mer Baltique a coïncidé avec l'apparition des infections liées au vibrion dans le nord de l'Europe. Le groupe de scientifiques issus d'institutions de Grande-Bretagne, de Finlande, d'Espagne et des Etats-Unis ont examinés la température de la surface de l'eau grâce à des données satellites et les apparitions de vibrions dans la région de la mer baltique.


Une conséquence dramatique du réchauffement climatique

L'apparition de ces maladies dans ces régions serait la conséquence de pics de température à la surface de la mer Baltique. Entre 1982 et 2010 la température de la mer aurait augmenté annuellement entre 0 ,063 et 0,078 degré Celisus ? entre 6,3 et 7,8 degrés Celisus en un siècle - et les cas de maladies de près de 200 %. Craig Baker-Austin, du Centre for Environement, Fisheries and Aquaculture Science britannique et un des coauteurs de l'étude, a déclaré à nos confrères de Reuters : « Les fortes augmentations apparentes que nous avons vues dans le cas durant les années de vague de chaleur (..) tendent à indiquer que le changement climatique est en effet responsable des infections. »

Les récentes études climatiques montrent que la hausse des émissions de gaz à effet de serre serait à l'origine d'une hausse mondiale des températures moyenne de surface de 0,17 degré Celsius entre 1980 et 2010. la mer Baltique, quant à elle, « représente, à notre connaissance, l'écosystème marin examiné qui s'est réchauffé le plus rapidement jusqu'à présent n'importe où sur la Terre », a indiqué la revue. Outre l'augmentation de la température de la mer, le réchauffement climatique a favorisé les pluies lourdes le long des côtes, réduisant la teneur en sel des estuaires et zones humides côtières et favorisant ainsi le développement des bactéries.

Ce phénomène pourrait bien être observé un peu partout sur le globe si des efforts pour un réel développement durable ne sont pas pris rapidement. Bien que les risques d'infections soient encore faible, ils sont les témoins inquiétants de ce qui pourrait se passer prochainement si aucunes mesures ne sont prises rapidement.
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