Le Real Madrid champion ? Zidane veut y croire

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Quatre mois après ses débuts à la tête du Real Madrid, Zinédine Zidane se plaît à espérer un sacre espagnol samedi avant peut-être un couronnement européen le 28 mai. En attendant, il se plaît dans ce rôle de coach et dit avoir beaucoup appris.

Le sourire de Zidane est éloquent. A quelques heures du dénouement de la Liga, l'entraîneur français semble imperméable à la pression et aux bruits nauséabonds entourant cette fin de saison où, avant ce duel à distance entre le Barça et le Real Madrid, on parle plus des possibles primes aux équipes adverses que du sportif. Décontracté, un brin taquin, Zidane a su faire de la langue de bois pour éviter les questions sur les possibles arrangements dans ce championnat : « Je ne vais pas commencer à parler de ça. Ce que je peux dire, c'est ce que nous allons jouer une finale de Liga et il faut faire le meilleur match pour obtenir les trois points, c'est la seule chose dans nos têtes. Nous ferons le maximum comme d'habitude. Le reste, je ne vais pas en parler. » Malgré plusieurs relances, « ZZ », toujours souriant, n'évoquera donc pas ces questions à la Une de l'actualité, certains émettant même la possibilité de légaliser pour permettre des versements d'argent aux joueurs tiers dans des matchs importants : « Je ne sais pas de quoi tu me parles en vrai. Je ne me concentre que sur le match de demain (contre La Corogne). C'est la dernière conférence de presse d'avant-match en Liga et il y a beaucoup de choses à dire, mais seulement sur notre équipe et sur le fait que nous voulons faire quelque chose de bien demain. »

Zidane : « Le match de notre vie samedi »

Incapable d'évaluer en pourcentage les chances de son Real d'être champion samedi, Zinédine Zidane a tenu à rappeler que son équipe était bien physiquement, notamment Cristiano Ronaldo. Et qu'elle était motivée pour pendre ces trois points afin de ne pas avoir de regrets en cas d'improbable échec barcelonais face à Grenade. « Comme toujours, je vais te dire qu'il faudra entrer très fort dans le match, lâche Zizou. Ça sera compliqué, à l'extérieur, face au Depor qui sait jouer au football et qui voudra terminer de la meilleure manière devant son public. Je pense que ça va être un match difficile mais nous nous concentrons sur ce que nous avons à faire. Si nous y arrivons de la première à la dernière minute, nous lutterons pour essayer de gagner le match. » Interrogé sur la finale de Ligue des Champions que les joueurs de l'Atletico définissent déjà comme le match de leur vie, le Français répond : « Le match de notre vie est celui de demain car nous jouons quelque chose, les trois points sont importants pour ce que nous faisons. Ensuite, le second match sera aussi très important pour nous. C'est un match que n'importe quelle équipe voudrait gagner. Le match du 28, ce sera du 50-50. Et si quelqu'un dit le contraire, c'est un mensonge. »

Zidane : « Entraîner le Castilla et le Real, ce n'est pas pareil »

Enfin, le cas personnel de Zidane a été évoqué. Encore sous contrat, estime-t-il que la possibilité de jouer deux finales, en Liga et en Ligue des Champions, lui assure déjà le droit de débuter sur le banc Merengue la saison prochaine ? Réponse là encore teintée de langue de bois : « Je ne peux pas dire si j'ai gagné ce droit. C'est le travail de tout le monde, pas seulement le mien, qui a été bon. Il y avait beaucoup de doutes, je les comprends, mais au final, ce que je peux dire, c'est que nous n'avons rien gagné. Je suis content de ce qu'on fait mais je n'ai rien gagné qui me permettrait de dire si je peux ou non commencer la saison prochaine. Il y a deux finales importantes et le travail effectué a été phénoménal. Mais demain, on verra une chose et ensuite la seconde. Ce que j'ai appris en cinq mois ? Ce que c'est le niveau de jouer tous les trois jours. Au début, ce n'était pas facile car il y a beaucoup de pression. Aujourd'hui, il y a toujours de la pression mais je me sens mieux et ça me plaît. J'ai rêvé de tout ça, j'étais dans ce club depuis longtemps, joueur d'abord puis un peu tout ensuite et enfin entraîneur... Le président m'a donné cette opportunité d'entraîner ce club : ce que je veux, c'est accomplir le maximum pour que ce club gagne des choses. En cinq mois, j'ai beaucoup appris car ce n'est pas la même chose d'entraîner le Castilla et le Real. Ce n'est pas pareil. Mais ça me plaît beaucoup et je suis content. » Assez pour continuer ? Si un miracle a lieu demain au Riazor et que le Real s'impose à Milan le 28 mai, la question ne se posera même plus.  
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