Le Real, du néant à l'exhibition

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D'abord très mal parti dans sa rencontre face au Rayo, le Real s'en est remis à une décision arbitrale pour prendre les devants. À 11 contre 9, les coéquipiers de Gareth Bale, auteur d'un quadruplé, ont ensuite fait imploser les hommes de Paco Jémez pour un festival historique (10-2).

Real Madrid CF 10-2 Rayo Vallecano

Buts : Danilo (3e), Bale (25e, 41e, 61e, 70e), Cristiano Ronaldo (30e et 53e), Benzema (48e, 79e, 90e) pour le Real Madrid / Antonio Amaya (10e), Jozabed (12e) pour le Rayo

Le paradoxe rend mal à l'aise. Largement devant au tableau d'affichage, le onze merengue rentre aux vestiaires la tête basse. Leurs oreilles, elles, sifflent. Le Santiago Bernabéu, plus énervé que déçu, conspue ses poulains, auteurs d'un premier acte en-dessous de tout. Sans intensité et sans âme, ils profitent tout de même des largesses arbitrales pour dominer un Rayo Vallecano réduit à neuf et un temps aux commandes de la partie. Car entre l'ouverture du score de Danilo et l'égalisation de Bale, les hommes de Paco Jémez ont eu le temps de scorer par deux fois face à une défense apathique et statique. Seul un penalty imaginaire sifflé en faveur de Sergio Ramos, suivi d'un carton rouge inexpliqué de Baena - la première expulsion de Tito étant totalement légitime - permettent aux Madridistas de revenir dans une rencontre qu'ils remportent finalement dans les grandes largeurs. Avec un 10-2 historique dans la besace, un quadruplé de Bale, un triplé de Benzema et un doublé de CR7 en poche, les hommes de Rafa Benitez reviennent provisoirement à deux points des leaders. Pour autant, ils sont loin, très loin, d'avoir rassurés un Madridismo toujours au bord de la crise de nerf.

Le Rayo à 9, le Real à 12


Journée électorale oblige, l'antre blanche n'est pas pleine pour ce petit derbi madrileño. Qu'importe, pour un Rafa Benitez encore une fois conspué à l'énonciation de son nom par le speaker du Bernabéu. Une ambiance quelque peu glauque qui se répercute illico sur l'entrain des coéquipiers de Sergio Ramos. D'abord aux commandes grâce à un contre d'école ponctué par Danilo, Madrilène le plus remuant, ils délaissent ensuite le cuir à un Rayo qui ne demande que ça. Sans pressing face à eux, les Rayistas se régalent et enchainent les combinaisons.

Ces enchainements donnent le tournis à des Blancs apathiques, punis par deux coups de casque d'Amaya (10') et Jozabed (12'). Une joie de courte durée puisque, deux minutes plus tard, Tito confond envie et…






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