Le Rayo, mieux qu'un Barça du "pauvre"

le
0
Le Rayo, mieux qu'un Barça du "pauvre"
Le Rayo, mieux qu'un Barça du "pauvre"

Une possession outrancière, un jeu toujours au sol, un nombre de touches minimal, un entraîneur gourou... Le Rayo Vallecano a tout des préceptes blaugrana, sauf le portefeuille. Avant un duel déséquilibré, présentation d'un toque à la sauce populaire.

Lorsque Jorge Valdano, éminence grise du football latin, parle, les badauds écoutent. Oreilles grandes ouvertes, ils s'abreuvent de la parole sage de ce grand penseur du ballon rond espagnol. "Nous ne parlons pas de Guardiola. Nous parlons de Paco Jémez. Comment il garantit le maintien tout en proposant un football plein de convictions, d'audace, qui n'attend pas que l'adversaire fasse une erreur... C'est son équipe qui tente de provoquer l'erreur de l'adversaire, cela s'appelle chercher la chance. Et c'est si important pour vivre comme pour jouer au football." En élevant le football pratiqué par le Rayo Vallecano au rang d'une certaine noblesse réservée au tiki-taka du Barça, Jorge Valdano tape dans le mille. Bien plus limitée financièrement que le fanion blaugrana, la bande à Paco Jémez mérite d'autant plus d'égards. Dans son quartier de Vallecas, elle bosse, toujours dans l'ombre, rarement sous les flashs. Qu'importe, puisqu'au Rayo, seule la manière est belle. La victoire, elle, peut attendre.
Trashorras : "Les mêmes principes que le Barça"
C'est bien là l'une des rares différences entre le Rayo et le Barça. Hormis les zéros en moins sur le compte bancaire, le seul club de quartier de Liga partage de nombreuses similarités sur le pré avec le mastodonte catalan. D'une, car son entraîneur, Paco Jémez, est un proche de Guardiola. "Guardiola et moi, nous avons presque le même âge. Il a 44 ans et moi 45. Nous avons été coéquipiers en sélection, nous avons été camarades lors du diplôme d'entraîneur. Nous avons une mentalité quasi identique, raconte-t-il, accoudé au bureau de son modeste office du centre d'entraînement. Ce n'est pas tant qu'il m'a influencé, ou que je l'ai influencé : nous avons partagé le même vestiaire et de nombreuses discussions." Pour autant, "avant que Pep ne devienne entraîneur, j'avais déjà cette volonté de faire jouer mes équipes de cette manière". Cette dite manière, c'est une certaine vision du football total. Pour certains jugée suicidaire, sa méthode lui rapporte plus que des louanges : depuis sa prise en main, le Rayo n'est jamais descendu. Mieux, en mai 2013, il était à un rien de tutoyer la petite Europe.

"Comme le Barça, nous partons du principe que si nous avons le ballon, l'adversaire ne l'a pas et a moins de chance d'être dangereux", explique...




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant