Le ratio de levier pourrait être plus élevé - BRI

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    par Huw Jones 
    LONDRES, 6 décembre (Reuters) - La limitation de la prise de 
risque des banques peut être renforcée sans danger pour 
l'économie et afin d'atténuer l'éventualité d'une crise 
systémique chez les grands établissements, selon un document 
publié dimanche par la Banque des Règlements internationaux 
(BRI). 
    Ce document, inclus dans le rapport trimestriel de la banque 
centrale des banques centrales, stipule qu'il est tout à fait 
possible de porter le ratio de levier au-delà de son niveau 
"d'essai" de 3%, jusqu'à 4% à 5%.  
    "Cela permettrait de limiter, plus tôt en phase d'expansion, 
les risques pris par les banques et de constituer un filet de 
sécurité non seulement plus efficace mais aussi plus cohérent 
avec les exigences de fonds propres fondées sur le risque", 
explique la BRI. 
    Le principe serait particulièrement adapté aux 30 banques 
que les régulateurs considèrent comme étant d'importance 
systémique et vis-à-vis desquelles ils sont susceptibles d'être 
plus exigeants, poursuit la BRI.  
    Les régulateurs internationaux ont convenu d'imposer un 
ratio de levier contraignant aux banques à compter de janvier 
2018, comme mesure de protection supplémentaire.  
    Ce ratio mesure les fonds propres en regard des actifs, sur 
une base non pondérée du risque, et complète les exigences de 
fonds propres exprimées par les ratios de capital dur qui eux 
tiennent compte du risque. Il a aussi pour but de dissuader les 
banques d'amoindrir leur pondération du risque pour réduire le 
montant des fonds propres minimums exigibles. 
    Le Comité de Bâle des superviseurs bancaires d'une trentaine 
de pays a fixé un ratio de levier provisoire de 3% et il se 
prononcera l'an prochain sur son pourcentage définitif. 
    Les régulateurs de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de 
Suisse exigent déjà de leurs propres banques un ratio de levier 
de 4% au moins. 
    Le ratio de levier définitif du Comité de Bâle prendra sans 
doute en compte toute une variété de paramètres; au-delà de 3%, 
il serait compatible avec des exigences de fonds propres 
renforcées également imposées aux établissements financiers, 
observe la BRI.  
     
 
 (Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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  • M3182284 le dimanche 6 déc 2015 à 17:28

    C'est moins choquant que la pondération des titres d'Etats par rapport à la dette privée.

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