Le rapport de forces entre BAE et EADS s'est inversé en l'espace de dix ans

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En 2001, le groupe britannique voulait dicter à EADS les termes d'une fusion. Aujourd'hui, c'est l'inverse qui est en passe de se produire.

BAE en avait rêvé en 2001, EADS est aujourd'hui sur le point de le réaliser. Créer un «Boeing européen» n'est en effet pas une idée nouvelle. Elle était même au c½ur du projet qui a donné naissance en 2009 à EADS, fruit du rapprochement entre le français Aerospatiale, l'allemand Dasa et l'espagnol Casa. À l'automne 2001, le jeune groupe lève le voile sur son futur superjumbo, l'A380, et bluffe les observateurs, mais aussi BAE, qui détient alors 20 % du capital d'Airbus aux côtés d'EADS. À l'époque, EADS ne pèse pas lourd en Bourse malgré des perspectives de profit et de conquête de marché. Mais au lendemain des attentats terroristes à New York, le monde du transport aérien plonge dans la crise. La maison mère d'Airbus est fragilisée d'autant que l'avionneur représente - déjà - deux tiers de son activité. Pour le patron de BAE, Dick Evans, il y a là une opportunité à saisir. Très pragmatique, il entrevoit une magnifique opération financière

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