Le racisme anti-Blanc, un concept hérité de l'extrême droite

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L'idée d'un «racisme inversé» a été théorisée depuis plus de vingt ans par le Front national, en opposition aux mouvements antiracistes.

«Je condamne tous les racismes, y compris le racisme anti-Français. C'est celui-là qui, dans ce pays, sévit le plus gravement.» En 1985, Jean-Marie Le Pen dénonçait déjà à la télévision ce que l'on appellera plus tard le «racisme anti-Blanc». Un an plus tôt, l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne, une association d'extrême droite proche du Front national, inscrivait dans ses statuts l'objectif de «lutte contre le racisme anti-Français et antichrétien».

Selon le sociologue Erwan Lec½ur, coauteur du Dictionnaire de l'extrême droite, ce concept a été développé et instrumentalisé par le parti frontiste pour «sortir du piège de l'accusation récurrente de racisme» dont il était victime et «la retourner par tous les moyens possibles» contre ses détracteurs. Objectif: décrédibiliser le discours d'associations comme SOS Racisme, alors en plein essor, en leur reprochant de ne pas défendre les

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