Le Racing 92 doit écrire son histoire

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Le Racing 92 va jouer pour la première fois de son histoire une demi-finale de Champions Cup. Les Racingmen affrontent Leicester ce dimanche (16h15) pour une mythique place en finale. Les Franciliens ont la possibilité de marquer de leur empreinte cette compétition et de renter dans le gotha européen.

Inscrire son nom au palmarès du rugby continental, tel est l’envie et l’objectif du Racing 92. Embarqué dans une belle aventure, les joueurs de Jacky Lorenzetti ont l’occasion d’être le quatrième club français à soulever le plus beau trophée d’Europe. Avant eux, seuls le Stade Toulousain, à quatre reprises, Brive, une fois, et Toulon, trois fois d’affilées, l’ont réussi. D’autres comme Biarritz, le Stade Français, Clermont, tous par deux fois, Colomiers et Perpignan ont échoué à décrocher la précieuse étoile. Mais pour disputer une finale historique à Lyon, il faudra d’abord passer l’obstacle de Welford Road. « Quand on prépare une demi-finale, il y a beaucoup plus d’envie et de concentration, assure Laurent Travers. Après, on l’a abordé de la même façon que d’habitude. Il n’y a pas de joker pour une demi-finale. On sait aussi qu’on va jouer chez les Anglais, ce qui est d’autant plus compliqué ». Le Stade Français pourra en témoigner, Leicester est difficile à manœuvrer à domicile. Toutes les équipes qui ont soulevé le plus prestigieux trophée européen ont dû s’imposer à un moment ou un autre chez une grosse formation. Toulon l’avait remporté en demi-finale face aux Saracens à Twickenham (24-12) pour décrocher sa première Coupe d’Europe. Le Racing 92 a lui l’occasion d’écrire une belle page de son histoire. « Marquer l’histoire du Racing mais aussi celle de tout un groupe et de toute une équipe, insiste Laurent Travers. Il faut que ça soit l’ensemble du club, du président jusqu’au bénévole ou au supporter. Le club est déjà marqué par le fait qu’on soit dans les quatre derniers clubs en lice. Mais on aimerait en faire beaucoup plus. »  

Leicester retrouve son lustre d’antan

  Les Tigers ne vont pas se laisser faire et compte bien accéder à une finale de Coupe d’Europe qu’ils n’ont pas atteinte depuis 2009 et une courte défaite face au Leinster (19-16). Le club anglais est un poids lourd sur la scène européenne. Quatre fois finaliste et double vainqueur en 2001 et 2002 avec comme guide la légende Martin Johnson. Leicester retrouve des couleurs cette saison en Champions Cup. « Leicester est double champion d’Europe donc ils ont beaucoup plus d’expérience, constate le technicien francilien. Le manager adverse (Richard Cockerill, NDLR), je suis bien placé pour le dire, connaît aussi très bien ces rencontres, en tant que joueur comme en tant qu’entraîneur d’ailleurs. Mais on a assez de joueurs, dans notre équipe, qui ont connu des matchs avec plus d’enjeux que celui-là. » Les coéquipiers de Manu Tuilagi ont infligé en quart de finale une correction au Stade Français (41-13), champion de France en titre, et envoyé par la même un message aux Franciliens. « C’est une équipe qui arrive à mettre beaucoup de puissance et de vitesse, selon Laurent Travers. Elle est très bien en place, quand elle arrive à installer son jeu. Sa présence n’est pas due au hasard. Que ça soit du paquet d’avants jusqu’au dernier de la ligne, il y a vraiment des hommes de qualité. » Oui mais Leicester a aussi des défauts. Son paquet d’avants, historiquement réputé comme souverain, a été pénalisé quatre fois en mêlée face à la bande de Rabah Slimani. De quoi donner des idées aux coéquipiers de Chris Masoe. L’histoire du Racing 92 ne pourra s’écrire qu’avec une victoire à Welford Road.
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