Le quinquennat invincible du FC Nantes

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Le quinquennat invincible du FC Nantes
Le quinquennat invincible du FC Nantes

Le PSG ne compte plus les records qu'il démolit en Ligue 1, et a battu les 32 matchs consécutifs sans défaite des Nantais de Suaudeau. Mais il est un record que personne n'ose approcher, et que les Canaris détiennent depuis 35 ans maintenant : une série incroyable de cinq années sans chuter en championnat à domicile.

De l'autre côté de l'Atlantique, à 8000 kilomètres de Nantes et des bords de la Loire, les San Antonio Spurs du basketteur-rappeur Tony Parker ont d'ores et déjà rendu leur saison historique. Invaincus au AT&T Center depuis le début de la saison, les gars de Gregg Popovich ont signé dernièrement leur 38e victoire consécutive à domicile. Un exploit jamais réalisé en une seule saison, pas même par les Bulls des années 90. Mais les records de la NBA arrivent à peine à la cheville de ceux de la Ligue 1. La petite série d'invincibilité des Spurs aurait doucement fait rire Jean Vincent, entraîneur du FC Nantes de 1976 à 1982, si ce dernier était encore de ce monde. Avec ses Canaris, ce sont cinq années d'invincibilité à domicile en championnat qu'il s'est offert, du 15 mai 1976 au 7 avril 1981. 92 matchs d'affilée sans rentrer aux vestiaires tête baissée, à une époque où la Beaujoire n'était pas encore sortie de terre et où les Jaune & Vert régalaient le stade Marcel Saupin. Un peu plus de 20 000 places, "toujours plein" se souvient Loïc Amisse, ailier nantais durant toute cette période, "un stade à l'anglaise" d'après Jean-Paul Bertrand-Demanes, gardien de but de l'époque. Maxime Bossis, taulier de la défense, garde lui aussi un souvenir ému de son ancien stade : "Dans les grands matchs, on dépassait carrément les capacités du stade. Certains spectateurs montaient un peu partout, n'importe où (…) Il y avait une belle ambiance, surtout l'ambiance extérieure, avec une nostalgie d'avant. Beaucoup de stands, des saucisses-frites, un petit pont qui traversait où tout le monde s'engouffrait. Il y avait une vraie ambiance familiale."

Un record sans y penser


Les murs de Marcel Saupin ont donc survécu aux assauts ennemis en championnat durant cinq longues années. 1768 jours entre les deux défaites, quand les Nantais étaient les têtes d'affiche de la Première division, comme en atteste Bossis : "Notre génération avait l'habitude de jouer le titre, au pire on terminait second." Jean-Paul Bertrand-Demanes parle aussi d'une époque bénie, à part au niveau du porte-feuille : "C'était une très belle époque, on jouait tous très bien au foot. On était pas payés assez cher !" De cette ère sont sortis les titres de 1977 et 1980, les deuxièmes places de 78, 79 et 81, ou encore…


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