Le quidditch, c'est pas sorcier

le
0
Le quidditch, c'est pas sorcier
Le quidditch, c'est pas sorcier

« Mais à quoi jouent-ils donc ? » Le sympathique septuagénaire, en promenade avec son épouse sur le cours des Maréchaux à Vincennes, est un brin amusé et surtout curieux. Lorsqu'il apprend que tous ces gens qui courent dans tous les sens avec quatre ballons jouent au quidditch, il s'étonne : « Ils jouent au quoi ? » Les moins de 30 ans qui s'arrêtent pour immortaliser la scène avec leur portable ont, eux, tout de suite reconnu le jeu que pratiquent Harry Potter et ses copains à l'école des sorciers de Poudlard, dans la célèbre saga de J.K. Rowling.

Leur surprise grandit encore lorsqu'ils apprennent que la vingtaine de garçons et filles devant eux est championne d'Europe depuis quelques jours avec les Titans de Paris. Pour la 2 e fois consécutive.

Qu'on se le dise : pas besoin de pouvoirs magiques pour jouer au quidditch. Les simples « moldus » (personnes sans pouvoirs) que nous sommes peuvent s'y essayer, à certaines conditions quand même. Il faut notamment une excellente condition physique pour courir une demi-heure, la durée moyenne d'un match. La plupart des 350 pratiquants en France viennent du handball, du basket ou du rugby. Chez les Titans de Paris, l'un des trois clubs franciliens (ils sont dix dans l'Hexagone), on s'entraîne trois fois par semaine, toujours au même endroit.

Créé en novembre 2014, le club ne fait pas les choses à moitié. Pour communiquer et se passer les infos, les membres utilisent les réseaux sociaux (« Titans Paris Quidditch » sur Facebook). « Il y a un côté décalé mais nous avons une organisation sérieuse, explique Albert Brégeault, le jeune (25 ans) entraîneur. Nous prenons exemple sur les Américains qui ont cinq ans d'avance. Là_bas, ceux qui pratiquent en université peuvent même recevoir des bourses pour étudier ! Je ne suis pas contre le professionnalisme, qui viendra sans doute un jour, tant que l'on ne perd pas l'esprit du personnage. Chez nous, les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant