Le Quartet s'oppose à la poursuite des implantations israéliennes

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    NEW YORK, 23 septembre (Reuters) - Le Quartet des médiateurs 
de paix au Proche-Orient a exprimé vendredi sa forte opposition 
à la poursuite de la politique israélienne d'implantations en 
Cisjordanie, estimant qu'elle menaçait la solution à deux Etats. 
    Les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens 
sont suspendus depuis deux ans. Et le climat politique acide 
entre dirigeants israéliens et palestiniens rend toute idée de 
reprise improbable. 
    A la tribune de l'Assemblée générale annuelle des Nations 
unies cette semaine, le président de l'Autorité palestinienne 
Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin 
Netanyahu n'ont montré aucun signe d'infléchissement. 
    Dans un communiqué diffusé à l'issue d'une réunion qui s'est 
tenue à New York, les représentants du Quartet (Etats-Unis, 
Russie, Union européenne et Onu) "ont souligné leur forte 
opposition à la poursuite des activités d'implantation, qui sont 
un obstacle à la paix, et ont exprimé leur grave préoccupation 
face à l'accélération de la construction et de l'expansion des 
implantations qui érodent continûment la viabilité de la 
solution à deux Etats". 
    La diplomatie américaine s'étant mise en retrait, la France 
et l'Egypte ont tenté de relancer la recherche d'un accord. 
Paris et Le Caire estiment qu'attendre l'issue de l'élection 
présidentielle aux Etats-Unis et le changement d'administration, 
après les deux mandats de Barack Obama, risquent d'aggraver la 
situation.   
    Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, qui a 
exposé aux membres du Quartet une initiative visant à réunir 
d'ici la fin de l'année les deux parties autour d'une même 
table, a reconnu que "la voie est étroite mais elle existe". 
    "J'ai écouté les discours de Mahmoud Abbas, de Benjamin 
Netanyahu. On ne peut pas dire que les points de vue se soient 
rapprochés à travers ces deux discours", a-t-il ajouté. "Mais on 
ne peut se résigner à la politique du fait accompli qui mènerait 
tout droit à la disparition de la perspective essentielle des 
deux Etats et donc au désespoir et à la violence." 
 
 (John Irish; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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