Le Qatar si proche, si loin

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Le Qatar si proche, si loin
Le Qatar si proche, si loin

Pour découvrir la Coupe du monde avant de l'organiser, le Qatar doit disputer le tournoi en Russie en 2018. S'il a passé sans encombre le piège de la première phase de qualification, la seconde a très mal débuté, avec trois défaites en autant de matchs. Alors, pourquoi ça ne fonctionne pas ? Et comment vont-ils faire en 2022 pour ne pas être ridicules ? Il reste moins de six ans au Qatar pour composer une nation compétitive, et l'objectif s'annonce ardu…

La zone AFC – composée des nations asiatiques et de l'Australie – est celle qui est la plus avancée dans le déroulement des qualifications pour la prochaine Coupe du monde. Il ne reste déjà plus que douze nations en lice pour se disputer les quatre places directement qualificatives pour le Mondial, plus un cinquième ticket de barragiste qui se jouera avec un membre de la zone CONCACAF, celle de l'Amérique centrale, du Nord et des Caraïbes. Parmi ces douze sélections en compétition, on retrouve des "historiques" comme le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et l'Iran, l'habituel contingent de pays du Golfe – Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Irak et Syrie – et des pays qui montent, ou qui essaient de monter : Thaïlande et Ouzbékistan du côté des équipes qui n'ont rien à perdre, Chine et Qatar dans le rang des pays qui cravachent et qui dépensent sans compter pour s'inviter au grand raout mondial sans y parvenir. Pour le Qatar notamment, il y a une grosse urgence à accomplir une performance, car dans tous les cas – à moins d'un improbable revirement de la FIFA –, il accueillera le Mondial en 2022 et sera donc par la même occasion directement qualifié en tant que pays organisateur.

En clair, le Qatar aurait vraiment aimé se servir de 2018 pour découvrir la compétition avant de l'organiser quatre ans plus tard. Sauf que c'est très mal barré : après une première phase de poules sans difficulté face à des adversaires d'un très faible niveau (Hong-Kong, les Maldives et le Bhoutan), le Qatar est clairement déjà dans le dur dans cette deuxième phase de poules, avec zéro point glané après trois journées. Trois défaites contre l'Iran, l'Ouzbékistan et la Corée du Sud, et déjà les espoirs de qualification qui s'éloignent. Avant ce quatrième match à domicile face à la Syrie, le Qatar est bon dernier du groupe A, accusant déjà sept points de retard sur les deux coleaders, l'Iran et la Corée du Sud. Un handicap pas loin d'être rédhibitoire pour une sélection qui est en train d'apprendre la patience, ce qui n'est pas forcément la qualité première des Qatariens. S'il a su s'imposer comme un acteur incontournable du football de clubs grâce à des moyens financiers et humains considérables, le Qatar comprend que ce sera difficile d'appliquer la même réussite dans le football des nations.
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