Le Qatar réfute les accusations d'esclavagisme

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Le Qatar réfute les accusations d'esclavagisme
Le Qatar réfute les accusations d'esclavagisme

Au coeur de la tourmente, le Qatar réplique. Après avoir été accusé d'esclavagisme par The Guardian, le pays organisateur de la Coupe du Monde 2022 s'est défendu par la voix d'un de ses responsables gouvernementales ce lundi. Ali Al-Marri, le président du comité national des droits de l'Homme, a démenti les informations du journal anglais qui avait affirmé que 44 ouvriers népalais étaient morts sur des chantiers en 2013 en raison des conditions de travail déplorables, s'apparentant à de l'esclavagisme. « Il n'y a pas d'esclavagisme ou de travail forcé au Qatar », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Au moins 4000 ouvriers pourraient mourir selon l'ITUC

En février 2013, la CSI (Confédération Syndicale Internationale) avait déjà tiré la sonnette d'alarme au sujet des conditions de travail sur les chantiers de la Coupe du Monde 2022, assimilant le Qatar à « un état esclavagiste du XXIe siècle ». L'ITUC (Confédération internationale des syndicats) vient également de prendre publiquement le pays hôte du Mondial 2022 à partie en précisant qu'au rythme actuel des décès sur les chantiers, au moins 4000 ouvriers pourraient mourir dans l'Emirat avant le coup d'envoi de la compétition. Malgré la défense du dirigeant qatari, tout converge vers les mêmes accusations. Au plus haut point des institutions footballistiques, on se pose même maintenant publiquement la question du bien-fondé de l'attribution de la Coupe du Monde au Qatar.

Blatter de plus en plus sceptique

Sepp Blatter, le président de la FIFA a reconnu que le choix de l'Emirat du Moyen-Orient était « peut-être une erreur », avant d'émettre des doutes sur les moyens employés pour y parvenir. « Des chefs de gouvernement européens ont conseillé à leurs membres qui pouvaient voter de se prononcer pour le Qatar, parce qu'ils étaient liés à ce pays par des intérêts économiques importants », avait notamment déploré le Suisse lors d'un entretien au journal allemand, Die Zeit. Si le mot corruption n'a pas été employé, les sous-entendus, qui se multiplient, sont plus qu'explicites. Inquiète, la FIFA compte bien demander des explications aux autorités du Qatar lors d'une réunion du comité exécutif prévue les 3 et 4 octobre prochains à Zurich. Pendant ce temps-là, le Qatar tente de calmer le jeu en diligentant une enquête sur ces allégations. Pas certain que cela suffise à asseoir sa crédibilité?

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