Le Qatar à contre-pied du printemps arabe

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REPORTAGE - Dans le richissime émirat, les rares voix critiques réclament plus de conservatisme.

De notre envoyé spécial à Doha

Le long de la marina de l'île de la Perle, les yachts rutilants sont alignés au pied de somptueux immeubles, déjà prêts pour accueillir les délégations de la Coupe du monde 2022, que le Qatar a été chargé d'organiser. Le soir venu, à quelques encablures du centre-ville de Doha, on croise le coiffeur français de l'émir et madame, flânant entre boutique Hermès et succursale Jaguar.

Ce vaste complexe immobilier gagné sur la mer est le dernier projet pharaonique du Qatar. D'un coût estimé à 20 milliards de dollars, il illustre l'opulence de cet émirat devenu, grâce à ses gigantesques réserves de gaz, le pays le plus riche au monde par tête d'habitant. Mais le Qatar ne se singularise plus seulement par l'activisme de sa diplomatie conciliatrice ou par cette richesse quasi insolente. Il est aussi le seul État de la région à avoir été épargné, jusqu'à maintenant, par la vague de contestation qui secoue le reste du monde arab

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