Le public, forteresse électorale de la gauche

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ÉTUDE POLITIQUE - Le clivage entre le monde du salariat et les travailleurs indépendants s'est accentué avec la crise.

Par Bruno Cautrès, chercheur CNRS au Cevipof, enseignant à Sciences Po.

Les résultats du second tour de la présidentielle doivent se lire à travers la question de la coalition sociologique qui a porté François Hollande au pouvoir. Cette question a fait l'objet d'importants débats au sein d'une gauche qui s'interroge sur ses bases sociales (notamment sur son rapport aux couches populaires).

La sociologie des électorats du premier tour a montré une «tripartition» de l'espace politique, découpé en «trois France» presque imperméables les unes aux autres: un électorat Hollande composé très largement des salariés, notamment les actifs du secteur public, relativement aisés ou classes moyennes, dotés en «capital culturel» (diplômés du supérieur), habitant des villes et ouverts à la mondialisation. À cet électorat, il manquait une composante populaire. Un électorat Sarkozy âgé, économiquement aisé (franges les plus élevées des cadres supérieurs, professio

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  • derastea le mardi 8 mai 2012 à 12:06

    ET LES REBEUS POUR LE HOLLANDAIS. C'EST CA AUSSI LA GAUCHE. Y VONT MÊME TENTER DE RECUPERER LA MARSEILLAISE ET LE DRAPEAU. ALORS QUE DANS LEUR MEETING A LA C , ILS CHANTENT CET HYMME DE MER.. QU EST L INTERNATINALE. POURQOUI UNE PARTIE DE CE PEUPLE SE CONFONDS AVEC MEDIOCRITE.