Le PTZ+ part sur de bonnes bases

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Entre janvier et avril, 100.000 nouveaux prêts immobiliers à taux zéro ont été octroyés.

Le gouvernement tiendra à peu de chose près ses objectifs en matière d'aides à l'accession à la propriété. Lors de la présentation du nouveau prêt à taux zéro, le PTZ+, mi-septembre 2010, il tablait sur 380.000 contrats de ce type octroyés en 2011. «Finalement, nous devrions terminer l'année avec 350.000 PTZ+, ce qui est un très bon résultat pour un produit qui se met en place», affirme Benoist Apparu, secrétaire d'État au Logement. Fin avril, la barre des 100.000 contrats a été atteinte, avec une montée en puissance au fil des mois: 10.000 ont été signés en janvier.

«À l'époque, les banques n'avaient pas encore mis en place leur logiciel pour traiter les demandes», explique Benoist Apparu. En avril, le rythme de croisière est monté à 30.000 contrats par mois. À son lancement, le dispositif, qui peut représenter entre 5% et 40% d'un achat immobilier dans la limite d'un plafond, suscitait beaucoup d'interrogations. Des experts se demandaient, par exemple, si cette formule ouverte à tous quels que soient leurs revenus, n'allait pas favoriser les classes sociales favorisées. «En fait, si les tranches 9 et 10 ont signé 35% des contrats, cela représente moins de 11,5% des coûts, car les prêts qui leur sont consentis sont moins conséquents, temporise Benoist Apparu. Et l'entrée de la tranche 9 se situe en dessous du plafond fixé pour décrocher un logement HLM. À l'inverse, si les tranches 1, 2 et 3 obtiennent 20% des contrats, leur coût représente 38% des fonds engagés.»

Hausse des prix

Autre piège à éviter: ne pas octroyer trop de prêts dans les zones non tendues où l'accès à la propriété est moins difficile qu'ailleurs. De ce point de vue-là, la situation ne s'est que légèrement améliorée avec le PTZ+, comparé au dispositif précédent, le PTZ. Aujourd'hui, 17,9% des contrats sont signés en zone A (la région parisienne, la Côte d'Azur, le Genevois français), où l'accès à la propriété est le plus complexe, contre 16,6% l'année dernière à l'ère du PTZ. La progression est plus sensible en zone B1 ( surtout les villes de plus de 250.000 habitants), où le taux de prêts est passé à 22%, contre 17,4% avec le PTZ.

Reste la question la plus importante: cette nouvelle forme de prêt ne contribue-t-elle pas à la hausse des prix de l'immobilier, qui, dans l'ensemble, a continué au premier trimestre 2011? «Il y a une hausse des prix continue depuis dix ans, répond Benoist Apparu. Ce n'est pas parce qu'elle continue la onzième année qu'il faut en rendre responsable le PTZ+. L'intérêt majeur du PTZ +, contrairement à la plupart des aides au logement, c'est qu'il n'alimente pas la hausse des prix car le prêt est paramétré et individualisé.»

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