Le psy, ce «héros» des temps modernes

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Depuis une dizaine d'années, les représentations de psychanalystes ou psychothérapeutes dans les films, séries télé et romans n'ont cessé de se multiplier. Un bon point pour le métier?

C'est Woody Allen qui, le premier, a osé les sortir du huis clos protecteur de leur cabinet. Eux? Les psychanalystes, bien sûr. Ces incontournables partenaires du plus célèbre névrosé new-yorkais apparaissent dans chacun de ses films. Qu'il soit régulièrement consulté, devienne un personnage clé de l'histoire centrale ou soit simplement évoqué par le narrateur -comme Alvy, par exemple, dans Annie Hall, qui affirme à propos de son analyste: «Je le vois depuis quinze ans. Je lui donne encore un an, après je pars à Lourdes»-, «le psy» dont le grand public ignorait tout jusque-là a pris consistance au fur et à mesure de ces fictions. Mais avec quelle image!

«Pendant longtemps, les personnages de psy étaient surtout caricaturés, estime Gonzague Masquelier, psychothérapeute, directeur de l'École parisienne de Gestalt. Manipulateurs, assoiffés d'argent, silencieux et froids, ces silhouettes assises derrière le divan et fumant la pipe apparaissaient la plupart du te

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