Le PSOE préfère l'union de la gauche à une "grande coalition"

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 (Actualisé, réaction du Parti populaire, derniers paras) 
    MADRID, 7 janvier (Reuters) - Le secrétaire général du Parti 
socialiste espagnol (PSOE) a exclu jeudi la formation d'une 
coalition droite-gauche avec le Parti populaire (PP) du 
président du gouvernement sortant, Mariano Rajoy.  
    Pedro Sanchez s'est exprimé au cours d'une visite au 
Portugal, où il a été reçu par le Premier ministre Antonio Costa 
qui, dans la même situation que lui, a supplanté la droite en 
formant un gouvernement d'union de la gauche après les élections 
d'octobre.   
    Arrivé en tête des législatives espagnoles du 20 décembre, 
le PP de Mariano Rajoy a toutefois perdu sa majorité. Avec 123 
sièges, il est loin des 176 nécessaires pour gouverner seul et 
compte sur le PSOE pour former une "grande coalition" à 
l'allemande. 
    "Nous disons 'non' à une grande coalition entre PP et 
socialistes et 'oui' à un gouvernement des forces progressistes 
qui veulent changer l'Espagne et réparer les dégâts faits par la 
droite ces quatre dernières années", a déclaré Pedro Sanchez, 
lors d'une conférence de presse à Lisbonne. 
    "Il est clair que, lorsque les forces du changement 
s'unissent, le peuple engrange les bénéfices et le gouvernement 
portugais en est la meilleure preuve", a-t-il ajouté. 
    En s'associant à Podemos, mouvement de la gauche radicale 
qui fait figure d'arbitre avec 69 sièges, et à des petits partis 
régionaux, le PSOE pourrait former une majorité. Son secrétaire 
général s'oppose toutefois à une alliance avec un parti 
favorable à la tenue d'un référendum d'autodétermination en 
Catalogne. Or, Podemos milite en ce sens.   
    Le Parti populaire a critiqué les ouvertures faites par les 
socialistes à Podemos, affirmant qu'une coalition de gauche 
constituerait une "fraude électorale" qui serait contraire au 
vote exprimé par les Espagnols. 
    L'un des responsables du PP, Rafael Hernando, a souhaité 
jeudi que Pedro Sanchez accepte enfin de discuter avec le parti 
conservateur "au lieu de s'enfermer dans son refus". 
 
 (Angus Berwick, Angus McSwan et Blanca Rodriguez; Jean-Philippe 
Lefief et Guy Kerivel pour le service français) 
 
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