Le PSG rêve grand. Trop grand même...

le
0
Le PSG rêve grand. Trop grand même...
Le PSG rêve grand. Trop grand même...

Le PSG en finale de la Ligue des Champions le 28 mai sur la pelouse de Milan ? C'est le rêve des dirigeants qataris. Mais voilà les quatre raisons qui ne permettront pas aux Parisiens d'être au rendez-vous.

Lorsqu’ils sont arrivés à Paris, les dirigeants qataris ont clairement défini un objectif prioritaire : gagner la Ligue des Champions ! Pour y parvenir, ils suivent une ligne directrice bien précise qui a permis au PSG de progresser de manière continue et de s’installer de manière incontestable au sein du gratin des grandes écuries européennes. Il est donc tout à fait légitime de dire que le PSG grandit et s’améliore et que, fort de ses trois quarts de finale consécutifs, il fait partie à ce jour des grands outsiders pour atteindre la finale de cette compétition. Alors pourquoi pas cette année ? On voit au moins quatre raisons de ne pas verser dans l’optimisme ambiant…

1. Parce que le PSG n’est pas la Juve 2015, ni l’Atlético 2014 ou le Borussia 2013

Pourquoi ne pas imaginer de surprise, d’exploit ou de coup de malice sur un double affrontement pour bousculer la hiérarchie comme cela a été le cas ces trois dernières années ? Parce que le PSG n’est ni la Juventus de 2015, ni l’Atlético Madrid de 2014. Des équipes qui n’étaient même pas outsiders au début de la compétition et qui ont donc véritablement créé la surprise en surfant sur une dynamique inextricable, construite sur des valeurs guerrières associées à une discipline de fer prônées par un entraîneur fédérateur et charismatique. Le PSG n’est pas non plus le Borussia Dortmund de 2013, véritable machine collective faite d’éclairs offensifs et de justesse défensive, dotée d’une confiance inébranlable et d’un enthousiasme débordant.

Non, le PSG d’aujourd’hui ne pourra pas surprendre puisqu’il est déjà attendu. Il s’est déjà montré sur les dernières éditions et a déjà fait trembler quelques-unes de ces grandes équipes. Ses adversaires sont prévenus et si le PSG a cependant toutes les qualités que l’on a pu évoquer un peu plus haut, ces dernières ne rejoignent pas le degré de fiabilité et de justesse des trois derniers finalistes évoqués. Qualités qui font d’une bonne équipe un finaliste de Ligue des Champions.


2. Parce que le PSG ne possède pas d’impact-player de classe mondiale

Les trois grands favoris de l’épreuve sont connus : le Barça, le Real et le Bayern. Le PSG n’a pas encore - et n’atteindra pas cette saison - le niveau de performance de ces trois équipes qui, dans tous les domaines, conservent une avance certaine sur lui. Et au-delà de ça, le PSG ne compte pas dans ses rangs le joueur qui pourrait faire la différence. Ces éléments qui apportent la touche en plus dans les grands matchs sont les déterminants, les clés des plus grandes victoires. Ce sont eux qui font basculer les matchs et rapportent les trophées. Ibra ? Nous l’avons malheureusement déjà constaté, il ne fait pas la différence en Ligue des Champions dans les moments décisifs, comme Messi peut le faire. Cavani ? Psychologiquement et techniquement, il n’est pas au niveau d’un Ronaldo. Di Maria ? Nouveau dans le collectif. Pastore ? Sur le banc lors des grands matchs. Matuidi ? Trop léger techniquement. Verratti ? Indispensable mais pas au point de faire basculer un match. Voilà quelques freins concernant les autres stars du PSG qui ne devraient pas pouvoir faire ce que d’autres impact-players tels Lewandowski ou Agüero ont les moyens de faire cette saison : faire gagner leur équipe.


3. Parce que le PSG ne finira pas premier de sa poule

Dans l’optique d’accéder à la grande finale, il est d’abord important de terminer premier de poule. Et de préférence en réalisant un parcours fluide et régulier afin de ne pas perdre d’énergie et d’emmagasiner un capital confiance. Terminer premier de sa poule, ce qui est confirmé par les statistiques, est donc un facteur déterminant pour espérer aller le plus loin possible. La double confrontation contre le Real sera décisive et risque malheureusement de ne pas tourner à l’avantage des Parisiens. Le Real, comme le Barça et le Bayern, reste encore au-dessus du PSG. Une plus grande expérience de la LDC à tous les niveaux, un effectif supérieur, notamment en terme d’impact-players et de qualité de banc, une culture de la gagne que le PSG ne fait que construire pour le moment … Bref, Paris sera deuxième et se verra offrir un parcours bien trop dense et exigeant pour ses moyens.


4. Parce que le PSG a un banc trop limité

Laurent Blanc ne fait pas beaucoup tourner parce qu’il veut avoir de l’avance en championnat en février, ce qui lui permettra d’aborder dans les meilleures conditions les matchs décisifs de LDC et de mieux gérer alors son système de rotation. Dans cette optique, il met depuis le début de la saison les meilleurs sur le terrain. Dès qu’il a intégré des remplaçants dans son onze, le PSG a perdu considérablement de son éclat. Le banc parisien est loin du niveau des bancs des grands clubs européens. Prions alors pour que Blanc n’ait pas de blessé, de joueurs en méforme ou de suspendus à partir des huitièmes. Car la différence ne viendra encore pas de son banc.


5. Mais tout de même : pourquoi pas ?

Il est facile de briser une démonstration footballistique tant ce sport est fait d’incertitudes et de contradictions. Sans dire qu’il faudrait un miracle pour que le PSG atteigne la finale de LDC cette année, nous pouvons entrouvrir tout de même une micro-fenêtre à cette hypothétique réussite. Le foot est un sport bourré d’aléas liés à l’impact et l’influence de conditions externes de la performance (les faits et conditions de jeu, l’arbitrage, la chance, le public, le tirage au sort…) qui peuvent contrarier les résultats établis. Alors finalement, pourquoi pas ?

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant