Le PSG a une semaine pour relancer son moteur

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A l’arrêt au cours des vingt dernières minutes mercredi contre Manchester City (2-2), le PSG a affiché des limites physiques au plus mauvais moment. Simple accident ou tendance de fond ? La prestation des Parisiens au match retour la semaine prochaine le dira.

Le PSG n’avait plus rien à offrir. Une fois l’égalisation de Fernandinho concédée, il lui restait une vingtaine de minutes pour pousser et arracher la victoire mercredi en quarts de finale aller de la Ligue des Champions contre Manchester City (2-2). Mais son ultime coup de collier, les Parisiens se sont révélés incapables de le donner. Ils ne sont pas créé une seule occasion dans une fin de match où ils n’ont jamais relancé le rythme ou repris une phase de domination comme celle ayant acculé les Citizens dans leur camp pendant un gros quart d’heure en seconde période. Le coup de sifflet final de Milorad Mazic a même résonné comme un soulagement pour les hommes de Laurent Blanc, qui n’avaient plus réellement la maîtrise des débats et semblaient au bord de la rupture à chaque contre-attaque mancunienne. Ni l’entraîneur du PSG, ni les joueurs n’ont abordé l’aspect physique de leur prestation dans les couloirs du Parc des Princes après la rencontre. Et pourtant, il pose clairement question.

« On doit retrouver notre jeu, celui où le ballon va vite »

L’analyse statistique, qui montre que les Parisiens ont parcouru au total quatre kilomètres de moins que leurs adversaires mercredi (102,302km contre 106,226km), n’est pas franchement significatif. Parce que le PSG a tenu le ballon 64% du temps et forcément moins couru après. Parce que positionner son bloc bas, comme les Citizens l’ont fait, contraint à couvrir beaucoup de terrain pour se projeter en phase offensive. Le tout explique les différences observées cette semaine entre les deux équipes, qui ont toutes deux affiché un kilométrage inférieur d’environ deux kilomètres à leur moyenne de la saison en Ligue des Champions, confirmant l’intensité parfois suspecte de la rencontre pour un quart de finale. Si les Parisiens n’ont pas évoqué cet argument dans la foulée du match, c’est certainement qu'il ne les inquiète pas outre mesure. Le seul à parler de vitesse, ce fut Thiago Motta, mais la remarque ne concernait pas celle de ses jambes ou de ses partenaires. « On doit retrouver notre jeu, celui où le ballon va vite », a soufflé le milieu international italien.

Chelsea, un simple mirage ?

Sauf que la vitesse du ballon va souvent de pair avec celle de ceux qui le touchent. Le PSG version Laurent Blanc a toujours donné la pleine mesure de son jeu quand le physique était au service de sa philosophie et de son incontestable talent. La baisse de régime des Parisiens dans ce domaine depuis le début de l’année 2016 saute aux yeux. Laurent Blanc l’avait constatée lui-même courant janvier. « Ce qui nous arrive dans le jeu, ça nous est déjà arrivé l’année dernière en janvier, avait expliqué le technicien cévenol. Le jeu n’est pas parti, il est là. Il faut avoir les moyens de le mettre en place. On n’a peut-être pas tous les moyens pour le mettre en place. On est sur une deuxième phase de travail, plus légère, basée sur la vivacité, la rapidité, pour être au top niveau, physiologiquement parlant, en février. » La double confrontation avec Chelsea (2-1, 1-2), où Paris avait terminé les deux matchs plus fort que les Blues, était venu soutenir les dires de Blanc par des actes. Mais la copie rendue contre Manchester City a marqué un recul.

Toujours le même casse-tête

Il n’est jamais évident de négocier un retour de trêve internationale, surtout quand elle concerne des Sud-Américains obligés à des voyages au long cours et à la gestion du décalage horaire. Blanc avait choisi une option claire : aligner une équipe proche de son onze-type contre Nice samedi dernier en L1 (4-1), en donnant du temps de jeu à ceux qui n’avaient pas ou peu joué depuis une dizaine de jours et en ménageant les internationaux ayant vécu des déplacements lointains (Angel Di Maria et Edinson Cavani). Il est aisé d’imputer maintenant les difficultés rencontrées en fin de match mercredi à ce choix opéré par le coach parisien, qui se trouve face à un casse-tête avant chaque rencontre de C1 entre la nécessité de donner du repos à ses cadres et celle de les laisser dans le rythme de la compétition. Blanc devrait procéder à un turnover bien plus important samedi à Guingamp, en prévision du match retour à Manchester mardi prochain. De la performance à l’Etihad Stadium dépendra en grande partie l’évaluation de l’entraîneur du PSG sur la gestion de son effectif cette saison. En espérant que les jambes de ses hommes tournent plus vite de l’autre côté de la Manche.
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