Le PSD portugais promet de tenir ses engagements sur la dette

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LE PSD PORTUGAIS PROMET DE RESPECTER SES ENGAGEMENTS SUR LA DETTE MALGRÉ LA CRISE POLITIQUE
LE PSD PORTUGAIS PROMET DE RESPECTER SES ENGAGEMENTS SUR LA DETTE MALGRÉ LA CRISE POLITIQUE

LISBONNE (Reuters) - Le Parti social-démocrate (PSD) qui dirige la coalition de centre droit au pouvoir au Portugal a promis samedi de respecter les engagements pris auprès des bailleurs de fonds internationaux, malgré l'échec la veille des discussions sur la formation d'un gouvernement de "salut national" entre la droite et la gauche.

Les discussions entre l'opposition socialiste et la coalition formée par le PSD et le CDS-PP (Centre démocratique social-Parti populaire) n'ont pas abouti et il incombe désormais au chef de l'Etat, Anibal Cavaco Silva, de trouver une issue à la crise politique.

Ce dernier a fait savoir qu'il prononcerait une allocution télévisée dimanche soir à 20h30.

"Nous estimons qu'il existe au sein de la coalition (actuelle) les conditions de cohésion et de stabilité nécessaires pour respecter les accords (passés avec la communauté internationale), poser les bases d'une croissance durable et les conditions d'une plus grande justice sociale", a déclaré samedi le vice-président du PSD, Jorge Moreira da Silva.

"Nous déplorons l'échec du processus de dialogue mais le peuple portugais sait qu'il peut compter sur nous", a-t-il ajouté, précisant que son parti attendait la décision du président Cavaco Silva "avec sérénité et confiance".

Le chef de l'Etat avait demandé il y a une semaine la conclusion d'un accord entre droite et gauche pour éviter les tiraillements entre les deux partis de la coalition au pouvoir et assurer l'application des mesures décidées dans le cadre du plan d'aide de 78 milliards d'euros accordé par la troïka UE-BCE-FMI, qui s'achève en juin 2014.

Les socialistes souhaitent pour leur part renégocier les termes de ce plan d'aide de manière à atténuer les mesures d'austérité qui frappent la population portugaise.

Le principal point de divergence entre socialistes et droite porte sur des projets de coupes budgétaires pour un montant de 4,7 milliards d'euros d'ici la fin de l'année, que les socialistes ont critiqués.

Andrei Khalip, Eric Faye et Guy Kerivel pour le service français

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