Le PS tente de prévenir tout excès d'optimisme

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PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste s'est rallié lundi à la mise en garde lancée la veille par François Hollande sur le danger de croire la victoire présidentielle acquise à la gauche, sachant que "par définition, une élection n'est jamais jouée".

A une semaine du premier tour d'un scrutin que les sondages donnent plutôt favorable au candidat socialiste, ce dernier a évoqué dimanche à Vincennes "l'anesthésiante euphorie qui voudrait que nous ayons déjà gagné avant que le premier bulletin n'ait été glissé dans l'urne".

"Nous aurions perdu la mémoire ? Nous n'aurions pas assez payé le prix des illusions ?", a-t-il ajouté en référence au 21 avril 2002 qui avait vu le socialiste Lionel Jospin dépassé par le candidat du Front national Jean-Marie Le Pen au premier tour.

Alors que les noms appelés à figurer dans un éventuel prochain gouvernement socialiste commencent à circuler dans la presse, le député de Corrèze a aussi lancé un avertissement contre ceux qui "se partagent des postes" prématurément.

Le porte-parole du PS l'a approuvé lundi, rappelant que "par définition, une élection n'est jamais jouée".

Dans les six jours qui viennent d'ici le 22 avril, "il suffit qu'un événement submerge par sa force émotive le contexte d'une élection pour que ça puisse parfois rendre incertain un scrutin", a dit Benoît Hamon lors de son point de presse hebdomadaire.

Sans même parler d'événement extérieur, afficher un excès d'optimisme serait selon lui du plus mauvais effet sur les électeurs.

"Rien n'est pire que quand s'installe une petite musique selon laquelle certains considèrent cette élection jouée et commencent à s'imaginer dans le fauteuil d'untel ou d'unetelle", dit Benoît Hamon.

Alors que les "on va gagner" surgissent depuis une semaine dans le public des meetings, François Hollande "est dans son rôle" lorsqu'il rappelle "aux uns et aux autres que la contribution qu'on attend d'eux c'est une contribution à la victoire, pas une contribution au petit débat pour savoir qui va postuler à quoi", dit Benoît Hamon.

Il décrit le candidat socialiste en "chef de campagne avant d'être demain le chef de l'Etat".

"Le chef de campagne rappelle ses soldats si tant est que certains soldats aient posé fusil à terre : la campagne n'est pas terminée", a-t-il dit.

La veille, lors du meeting de Vincennes, plusieurs responsables du PS avaient eux aussi appelé à la prudence, telle la députée Delphine Batho, qui jugeait "très prématuré" de parler de la composition du futur gouvernement.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • bordo le lundi 16 avr 2012 à 15:26

    Martine au Travail, Ségo aux affaires sociales, Lang à l'éducation nationale, Fabius à la finance, Deferre à l'intérieur, Hernu à la Défense, Tapie à la ville, enfin des trucs neufs, quoi.

  • contava4 le lundi 16 avr 2012 à 15:20

    martine + sego au gouvernement lol..