Le PS tente de minimiser sa défaite aux législatives partielles

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LE PS TENTE DE MINIMISER SES MAUVAIS RÉSULTATS AUX TROIS LÉGISLATIVES PARTIELLES
LE PS TENTE DE MINIMISER SES MAUVAIS RÉSULTATS AUX TROIS LÉGISLATIVES PARTIELLES

par Emmanuel Jarry

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français s'est efforcé lundi de minimiser les mauvais résultats des candidats de gauche dans trois élections législatives partielles de la veille mais des ministres ont néanmoins jugé nécessaire d'en tirer toutes les leçons.

La ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a reconnu sur France Inter que c'était un "mauvais résultat" et son collègue de l'Education, Vincent Peillon, a dit sur RMC et BFM TV que le gouvernement devait envoyer des "signaux positifs".

La bataille pour la présidence de l'UMP, qui déchire le principal parti de la droite française depuis plus de trois semaines, n'a pas empêché ses candidats d'arriver largement en tête dans la 13e circonscription des Hauts-de-Seine et à Béziers (Hérault). Dans la 1ère circonscription du Val-de-Marne, où l'élu centriste sortant est arrivé en tête, le socialiste Akli Mellouli est éliminé.

Les candidats de gauche ont pâti de l'effondrement de la cote de popularité du président François Hollande et de son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, six mois seulement après la présidentielle qui a permis au PS de revenir au pouvoir dix ans après la défaite de Lionel Jospin en 2002.

Ils ont sans doute aussi payé la gestion erratique du dossier très médiatique de l'aciérie ArcelorMittal de Florange et la montée irrésistible du chômage.

Delphine Batho a estimé qu'il ne fallait pas extrapoler les résultats et fait valoir que les partielles n'étaient "jamais bonnes" pour les gouvernements et les majorités en place.

"Mais il faut toujours écouter ce que disent les électeurs", a-t-elle poursuivi. "Et donc, oui, il y a certainement des leçons à en tirer sur la nécessité d'être plus combatifs."

COPÉ ET FILLON SE RÉJOUISSENT

"Les socialistes ne doivent pas se reposer sur les lauriers de la victoire du 6 mai dernier", ni se faire d'illusions sur l'impact électoral des divisions de la droite, a-t-elle ajouté.

Vincent Peillon a refusé de juger que les résultats de dimanche étaient une "gifle" et a invoqué, lui aussi, la "logique" particulière des partielles.

"Il n'est pas nécessairement facile de gouverner dans ce temps-là et il va falloir envoyer des messages positifs", a ajouté le ministre de l'Education nationale.

A droite, les deux frères ennemis de l'UMP, le président proclamé Jean-François Copé et son rival, l'ex-Premier ministre François Fillon, ont puisé dans les résultats de dimanche de quoi tenter de faire oublier leur querelle fratricide.

Le premier, "très content" mais "vigilant", a invoqué sur Radio Classique un mécontentement de la population face à "l'incapacité" du gouvernement à répondre aux défis du moment.

"L'électorat de droite (...) nous adresse un message clair", a poursuivi Jean-François Copé. "Il préfère que l'on soit d'abord là pour s'opposer plutôt que pour se chamailler."

"Les électeurs de l'UMP nous renvoient à un devoir d'humilité (...) Tout cela normalement devrait nous conduire à l'apaisement", a ajouté le député-maire de Meaux, qui doit revoir son rival pour tenter de sortir leur parti de la crise.

LE PEN DÉÇUE

François Fillon avait pour sa part salué dès dimanche soir des "résultats très encourageants" pour la droite.

"Plus que jamais, face à la situation difficile, que connaît notre pays et à la politique du gouvernement, notre parti doit incarner une alternance crédible pour mener le redressement national", a ajouté l'ex-Premier ministre dans un communiqué.

L'autre perdant des scrutins de dimanche est le Front national. Aucun de ses trois candidats n'a franchi le premier tour malgré la crise de l'UMP et l'impopularité du gouvernement.

La présidente du parti d'extrême droite a imputé ce revers à la faiblesse de l'implantation locale du FN et à la prime au sortant lors de ce type d'élections.

"Dans deux de ces trois partielles législatives nous faisons mieux qu'aux élections générales", a ajouté Marine Le Pen sur RTL, tout en estimant que ce n'était "pas assez".

"C'est la raison pour laquelle je plaide pour qu'aux municipales nous ayons le plus de candidats possible, que nous ayons le plus de conseillers municipaux possible, que nous ayons le plus de maires possible car je crois que la faiblesse de notre implantation locale a des conséquences directes sur nos résultats aux législatives", a-t-elle conclu.

Edité par Yves Clarisse

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  • M3101717 le lundi 10 déc 2012 à 11:37

    Copé pris la main dans l'FILLON ;o)

  • frk987 le lundi 10 déc 2012 à 10:41

    Ils savent bien qu'ils sont complétement nuls et qu'ils perdront TOUTES les élections. Se faire élire sur des bases de mensonges et de négation de la crise (il s 'en sont aperçus au mois d'août parait-il !!!) et surtout par anti-sarkozysme est un vrai scandale, la France n'est pas à gauche.