Le PS se demande toujours comment sanctionner les frondeurs

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Le PS se demande toujours comment sanctionner les frondeurs
Le PS se demande toujours comment sanctionner les frondeurs

Face à des enfants turbulents, papa et maman hésitent souvent sur l'ampleur de la punition. C'est pareil au PS. Le Conseil national du parti socialiste examinera ce samedi après-midi une résolution promettant des « sanctions » aux députés PS qui voteraient une motion de censure contre le gouvernement, sans préciser leur nature, a affirmé samedi à l'AFP le député Christophe Borgel.

 

Dimanche dernier, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, avait prévenu qu'en cas de vote d'une motion de censure de gauche, les signataires « ser(aient) en dehors du PS ». Un avertissement très clair aux frondeurs qui fourbissent déjà une nouvelle tentative de motion de censure, si le gouvernement devait encore user du 49.3 pour faire adopter la loi travail sans débat en deuxième lecture.

 

Le 11 mai, 26 députés PS ont tenté de déposer une motion de censure pour faire chuter le gouvernement, en joignant leurs signatures à celles de députés écologistes, communistes ou non inscrits. Mais, dans une mise en scène assez étudiée, il a manqué deux signataires -56 au lieu des 58 requis- pour aboutir.

 

« On ne peut pas toujours contester le PS et le gouvernement qui le représente et lorsqu'on se présente, le faire avec cette étiquette », estimait le 12 mai le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Mais ce sera « aux instances dirigeantes » du parti d'en débattre et d'en décider, avait-il prudemment botté en touche.

 

La fronde est d'autant moins statutaire que fin février 2015, le bureau national du PS avait déjà rappelé à l'ordre les députés frondeurs qui avaient voulu voter contre la loi Macron, avant que Manuel Valls ne décide d'employer l'arme constitutionnelle du 49.3. « En toutes circonstances, les parlementaires doivent respecter la règle de l'unité de vote de leur groupe », précisait la motion martinet.

 

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