Le PS ne craint pas d'être sanctionné aux municipales

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LE PS NE CRAINT PAS D'ÊTRE SANCTIONNÉ AUX MUNICIPALES
LE PS NE CRAINT PAS D'ÊTRE SANCTIONNÉ AUX MUNICIPALES

par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste ne croit pas à une "vague bleue" UMP aux élections municipales de début 2014 et pense faire mieux que résister, tout en s'attendant à voir le Front national prendre la tête de l'opposition dans des villes moyennes.

Les stratèges du parti s'appuient sur leur position dominante dans les communes et sur le facteur local, qui permettrait aux élus PS d'échapper à un vote sanction contre l'exécutif, confronté à une impopularité record.

"D'élections municipales en élections municipales, la part du local va se renforçant", explique Christophe Borgel, secrétaire national aux élections.

Selon un récent sondage CSA pour Le Figaro et BFM-TV, la droite ne profite pas des actuelles difficultés de la gauche, qui totalise 42% d'intentions de vote au premier tour.

De même, la direction du PS doute que l'on puisse prédire une percée du Front national à partir de l'élection partielle de dimanche dernier dans l'Oise, où la candidate FN a perdu de peu (48,59%) le duel l'opposant au sortant UMP.

Selon le chercheur Joël Gombin, cité par L'Humanité de mardi, une proportion inédite (43%) d'électeurs socialistes se sont reportés au second tour sur la candidate FN.

Mais des responsables socialistes doutent que les électeurs du premier et du second tours soient les mêmes et jugent "l'analyse un peu facile", dans l'attente d'une étude bureau par bureau qui sera faite dans la semaine.

"Ce n'est pas la même chose si des électeurs PS ont voté FN ou s'ils n'ont pas voté au second tour", explique l'un d'eux.

Christophe Borgel souligne en outre le caractère très particulier de la circonscription -zone périurbaine favorable au FN, personnalité du député UMP sortant- et la faible participation, autour de 35%.

LE PS EN POSITION DOMINANTE

Selon lui, le parti de Marine Le Pen va porter ses efforts sur les villes de plus de 10.000 habitants, moins dans l'espoir de les prendre que d'y installer des "patrons de l'opposition" pour renforcer son implantation locale.

Un récent sondage CSA montre une percée dans les intentions de vote au premier tour en faveur du FN aux municipales, avec 12%. En 2008, le parti frontiste n'avait récolté que 0,93% des suffrages. Mais il n'avait pas eu de candidats dans toutes les communes de France.

Pour les responsables socialistes, le FN pourrait donc s'inviter au second tour dans ses bastions du sud de la France (où il a fait élire deux députés en 2012), comme Tarascon et Carpentras, mais ils sont plus sceptiques pour Fréjus.

Christophe Borgel cite aussi le Nord-Pas-de-Calais, à l'image d'Hénin-Beaumont, fief de Marine Le Pen.

Globalement, le PS part en position dominante, avec 514 mairies de plus de 10.000 habitants, contre 418 pour la droite, 29 de plus de 100.000 habitants, contre 12, et 52 de 50.000 à 100.000, contre 33 détenues par l'opposition, par exemple.

Il constate aussi que l'UMP a beaucoup de mal à trouver un personnel politique de qualité pour conduire des listes aux municipales, ce qui limite ses ambitions.

L'UMP CHERCHE DE BONS CANDIDATS

Une situation que le parti dirigé par Jean-François Copé reconnaît en partie.

L'UMP a engagé "un vrai travail de fond" sur tous les départements, particulièrement les communes de moins de 30.000 habitants, pour établir un état des lieux qui devait être prêt fin mars "afin de réussir 2014 (municipales, sénatoriales) et 2015 (cantonales et régionales)".

"La reconquête, ce ne seront pas les grosses communes", déclare-t-on à la direction du parti.

Selon les premières évaluations de l'UMP, Reims, Angers et Metz seraient notamment "prenables" et Marseille serait "un vrai souci", en particulier si le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin ne se représentait pas.

Néanmoins, le PS a des "inquiétudes" sur sa capacité à conserver des villes comme Anger, Evreux, Amiens, Thionville, Dôle, Belfort, Auxerre, Saint-Etienne, Valence et Ajaccio, par exemple.

Alors que l'UMP a des vues sur Metz et Reims, le PS se veut confiant, car "les bilans sont solides". Enfin, à Toulouse, qui est l'un des objectifs de la droite, le PS souligne que de récents sondages donnant son maire sortant Pierre Cohen gagnant.

Tout en s'attendant à perdre des villes, le PS espère en gagner un nombre important. Outre une quinzaine de communes dans la région parisienne, le parti convoite par exemple Marseille -où auront lieu des primaires- Aix-en-Provence, Agen, Montauban, Albi, Perpignan, Le Havre et Saint-Brieuc.

Avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse

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  • j.delan le mardi 26 mar 2013 à 16:39

    M835627: la liberté d'expression est reconnue en France, mais si vous avez quelques dents contre Madame Bareges, regardez de TRES TRES PRES dans la région PACA, dans la région NORD et quelques autres où d'ignobles Gauch;istes sévissent en toute impunité.

  • M8609467 le mardi 26 mar 2013 à 15:57

    des maires PS on pourra les compter sur les doigts d'une main; une grande gifle, et le fn va augmenter son score.

  • M835627 le mardi 26 mar 2013 à 15:50

    Un seul mot à dire, qu'il enlèvent au moins Montauban à l'ignoble Barèges et je me consolerai de tout le reste.

  • M2280901 le mardi 26 mar 2013 à 15:42

    le PS marche sur la tête , ils vont finir par avoir de fortes migraines