Le PS juge des points de la réforme du marché du travail discutables

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    PARIS, 18 février (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti 
socialiste Jean-Christophe Cambadélis a estimé jeudi que 
plusieurs points du projet de réforme du droit du travail porté 
par Myriam El Khomri étaient "discutables", notamment sur le 
licenciement économique, et a prévenu qu'il aurait "du mal" à le 
voter en l'état.   
    La ministre du Travail doit présenter lors du conseil des 
ministres du 9 mars ce texte qui prévoit un assouplissement du 
code et du marché du travail, susceptible de crisper une partie 
de la gauche et les syndicats.  
    La CGT et des élus communistes et du Front de Gauche ont 
d'ores et déjà réagi en dénonçant des "attaques sans précédent" 
et une "remise en cause des droits et protections des salariés". 
    "Ce qui me semble important c'est l'efficacité pour 
l'emploi. Entre ceux qui ne veulent rien faire et ceux qui 
veulent tout défaire, il faut la flexi-sécurité à la française 
et ce texte-là pour l'instant ne montre pas son équilibre entre 
une flexibilité et une sécurité", a estimé Jean-Christophe 
Cambadélis sur BFM TV RMC.  
    Par exemple, a souligné le patron du PS, le "CPA, le compte 
personnel d'activité, n'est pas à sa place dans le texte, on a 
l'impression qu'il est là comme un élément secondaire, or c'est 
une question fondamentale".  
    "Bien avant de discuter de tels ou tels aspect - certains me 
semblent justes, d'autres discutables-, moi je veux cet 
équilibre dans le texte", a-t-il insisté.  
    Selon le projet de loi soumis au Conseil d'Etat, que Reuters 
s'est procuré, si la durée légale de 35 heures par semaine est 
maintenue, tout le reste est pratiquement ouvert à la 
négociation collective, voire laissé à la discrétion de 
l'employeur dans certains cas, en l'absence d'accord  
 ID:nL8N15W653 .  
    Le texte précise également, en les élargissant, les causes 
pouvant justifier un licenciement économique. 
    "Ça ne me va pas", a dit Jean-Christophe Cambadélis. "Tout 
ce qui est dans ce texte sur le licenciement économique est 
discutable et franchement, on va le discuter."  
    "En l'état, j'aurais du mal" à le voter, a-t-il ajouté, 
avant d'appeler au calme à la discussion face à la menace du 
recours à l'article 49.3 brandie par la ministre du Travail.   
    Dans une interview que publie jeudi le quotidien Les Echos, 
Myriam El Khomri n'écarte pas cette option - qui permet au 
gouvernement de faire adopter un texte sans vote au Parlement - 
en cas de manque d'adhésion suffisante. "Avec le Premier 
ministre, dit-elle, nous voulons convaincre les parlementaires 
de l'ambition de ce projet de loi. Mais nous prendrons nos 
responsabilités."  ID:nL8N15W609  
 
 (Marine Pennetier) 
 
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  • boudet il y a 10 mois

    Normal, le PS est un parti de fonctionnaires.

  • odnaz il y a 10 mois

    Tant que nos députés, nos sénateurs, nos politiques de tout poil émaneront de la Fonction Publique et n'auront jamais de leur vie mis les pieds dans une entreprise toute réforme intelligente du pays sera impossible. Ces gens nous plombent et ne s'en rendent même pas compte.

  • frk987 il y a 10 mois

    loi qui sera votée par des gens n'ayant JAMAIS travaillé et ne connaissant pas du tout une entreprise, c'est pas beau la démocratie franchouillarde !!!!!