Le PS entend reporter son université d'été par peur de violences

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 (Actualisé avec précisions §§ 2 et 7-10) 
    PARIS, 3 juillet (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti 
socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche le 
report probable, voire la suspension de l'université d'été de sa 
formation pour éviter les violences dont ce rendez-vous annuel 
pourrait être la cible. 
    Le PS et ses alliés avaient initialement prévu de 
l'organiser du 26 au 28 août à Nantes, et non à La Rochelle où 
elle se tenait depuis 1993, mais le chef de file socialiste a 
revu ses plans en raison du climat social électrique.     
    "C'est une question à laquelle je réfléchis depuis un moment 
et je pense que, devant les risques de violences à Nantes, ou 
dans tout autre endroit où se tiendrait l'université d'été de la 
Belle Alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre 
l'université de cet été", a-t-il déclaré sur France 3. 
    "C'est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la 
Belle Alliance (une coalition rassemblant autour du PS les 
fidèles de François Hollande, NDLR)", a-t-il ajouté. 
    Selon Jean-Christophe Cambadélis, "il faut trouver une autre 
date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité". 
    "On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous 
menaçait de saccager l'ensemble de la ville. Je ne peux pas 
avoir demandé à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des 
violences et moi-même maintenir l'université", a-t-il justifié. 
    Fin juin, un collectif réunissant notamment des "étudiants", 
des "syndicalistes" et des opposants à la construction d'un 
aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avait appelé 
à "rendre impossible cette université d'été". 
    "Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine 
une occupation de la ville, une manif monstre, une université 
d'été du peuple", pouvait-on lire dans un communiqué de ce 
collectif.  
    La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a salué 
l'annonce de Jean-Christophe Cambadélis, qu'elle juge 
"responsable".   
    "Les Nantais ont droit à un été serein (...) Il y avait deux 
formes de risques: le premier, celui des dégradations, des 
violences, l'autre, pour des raisons de sécurité, celui du 
bouclage, de la paralysie de la ville", a-t-elle dit sur France 
3. 
    Depuis le début de la contestation contre le projet de 
réforme du Code du travail, en février, plusieurs permanences du 
PS ont fait l'objet de dégradations, le siège de la fédération 
de l'Isère ayant même été visé par des tirs.   
 
 (Simon Carraud, édité par Jean-Philippe Lefief) 
 
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  • pbenard6 il y a 5 mois

    effectivement ils risquaient de ne pas être très nombreux

  • M999141 il y a 5 mois

    La belle alliance i.e. les fidèles de François Hollande ... peut être peur de retrouver à cinq à l'université d'été !

  • phili646 il y a 5 mois

    Ceci dit la violence est inacceptable !!!

  • phili646 il y a 5 mois

    Pas très courageux les camarades, auraient t'ils quelque chose à se reprocher !!!!