Le PS en marche pour "donner une majorité" à François Hollande

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Le PS en marche pour "donner une majorité" à François Hollande
Le PS en marche pour "donner une majorité" à François Hollande

PARIS (Reuters) - Donner une majorité à François Hollande pour gouverner la France : tel est l'objectif défini par le Conseil du Parti socialiste qui a lancé lundi à Paris, en présence du président élu, la campagne des élections législatives des 10 et 17 juin.

A la veille de la passation de pouvoirs à l'Elysée, le nouveau chef de l'Etat s'est rendu à la salle de la Mutualité, où était réuni quelque 300 membres du "Parlement" socialiste sous la houlette de la première secrétaire, Martine Aubry.

"C'est l'avenir du quinquennat qui va se décider le mois prochain", a prévenu François Hollande à propos des législatives.

"Vous connaissez l'enjeu, il est simple : la constitution d'une majorité présidentielle pour permettre le changement que les Français ont voulu le 6 mai", a-t-il ajouté. "La majorité doit être large, solide et loyale".

Rassemblé derrière le slogan "Donnons une majorité au changement", le PS se fixe pour objectif d'obtenir une majorité absolue qui lui permettrait d'éviter de délicats compromis futurs avec les écologistes ou la "gauche de la gauche".

Il devrait au final y avoir entre 420 et 450 candidats directement issu du Parti socialiste, qui a passé des accords avec des partenaires comme le Parti radical de gauche et Europe Ecologie-Les Verts.

"Pour nous socialistes, c'est le lancement officiel de la campagne législative. Il faut que François Hollande ait la majorité la plus large possible pour changer de politique", a résumé Martine Aubry à son arrivée.

La maire de Lille est donnée en lice pour Matignon ou pour un grand ministère réunissant l'Education et la Culture.

Le favori pour le poste de Premier ministre, le député-maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, s'est affiché serein.

"Aujourd'hui c'est aujourd'hui, demain c'est demain", a-t-il dit. A la question de savoir s'il avait "la pêche", le sage président du groupe PS à l'Assemblée nationale a répondu : "J'ai la pêche d'avoir François Hollande comme président !".

"LE CHANGEMENT COMMENCE"

"Le changement commence", a commenté Ségolène Royal, l'une des premières arrivées à la Mutualité.

"Il ne faut pas ajouter une crise politique à une crise économique et sociale très rude dans le pays, donc il est très important de donner une majorité très large au gouvernement et au président", a ajouté la candidate de 2007, présidente de la région Poitou-Charentes.

La mère des quatre enfants de François Hollande a précisé qu'elle serait absente de la passation de pouvoir à l'Elysée mardi mais présente dans l'après-midi à la mairie de Paris, où le nouveau chef de l'Etat fera étape.

Une partie des membres du Conseil politique du PS se retrouvera dans le gouvernement, dont la composition sera dévoilée mercredi. Alors que les spéculations vont bon train en coulisses, chacun a gommé lundi devant les caméras tout signe extérieur de fébrilité.

"Ce n'est pas quand vous révisez deux jours avant le bac que vous l'avez", a plaisanté le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone. "Celles et ceux qui doivent rentrer sont déjà dans la paysage et ont déjà impressionné ou le président de la République, ou le Premier ministre, donc il faut savoir attendre".

Le député Pierre Moscovici, qui a dirigé la campagne du candidat Hollande, a laissé planer le mystère sur son cas.

"Je serai là où François Hollande décidera que je suis", a-t-il dit.

Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

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  • M1617344 le lundi 14 mai 2012 à 19:14

    Je doute que la Droite soit assez dynamique pour enrayer un plébiscite socialo - communiste aux législatives et puis on se demande si elle n'a pas envie de continuer à bénéficiez des bienfaits de l'assistanat , de plus d'immigration et si elle n'a pas envie de se faire flageller par l 'épuration à venir et surtout envie de payer plus d'impôt .....