Le PS dénonce la "radicalisation" de Jean-François Copé

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JEAN-FRANÇOIS COPÉ ACCUSÉ PAR LE MINISTRE DU BUDGET D'EN APPELER AU DÉSORDRE
JEAN-FRANÇOIS COPÉ ACCUSÉ PAR LE MINISTRE DU BUDGET D'EN APPELER AU DÉSORDRE

PARIS (Reuters) - La majorité socialiste a dénoncé lundi la "radicalisation" de Jean-François Copé, qui a menacé d'appeler à manifester contre la politique du gouvernement s'il était élu à la présidence de l'UMP.

Le secrétaire général du principal parti de droite a évoqué dimanche une mobilisation comparable à celle du mouvement de l'école libre en 1984, marquée par une manifestation géante contre le projet de loi socialiste visant à intégrer les écoles privées dans le secteur public.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a dénoncé une "surenchère dangereuse".

"La soif de revanche de la droite ne connaît aucune limite et l'appel à la rue du principal dirigeant de l'opposition relève d'une surenchère dangereuse, irresponsable et indigne d'un républicain", a-t-il écrit dans un communiqué.

"Distancé dans le congrès UMP, il formule des propositions de plus en plus radicales, directement inspirées de l'agressivité politique de l'extrême droite", a-t-il ajouté.

Pour le ministre du Budget Jérôme Cahuzac, l'appel de Jean-François Copé est "disqualifiant".

"Jean-François Copé en appelle au désordre, j'estime que cet appel est, de mon point de vue, disqualifiant pour ce personnage", a-t-il déclaré lundi sur RTL.

"Il démontre que, pour l'instant en tout cas, ce n'est pas un homme d'État", a-t-il ajouté.

"IL PERD SON SANG-FROID"

Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici a de son côté estimé que Jean-François Copé avait perdu son sang-froid.

"Jean-François Copé est vraiment un homme qui doit être aux abois parce qu'il perd son sang-froid", a-t-il dit sur Europe 1.

"Je ne pense pas que quand on est le chef d'un grand parti qui a été au pouvoir et qui aspire à le redevenir, on appelle à la rue, on développe des arguments, on développe des propositions, le problème c'est qu'il n'en a plus tellement il s'est radicalisé", a-t-il ajouté.

Le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis a été jusqu'à évoquer des "mots de guerre civile".

"Jean-François Copé, pour se rétablir dans sa compétition avec (François) Fillon, radicalise et, à partir de là, on a quand même l'impression que la droite emploie des mots de guerre civile", a-t-il déclaré sur France Bleu.

Les militants UMP éliront leur président le 18 novembre prochain. Ils devront alors choisir entre l'actuel secrétaire général de l'UMP et l'ancien Premier ministre François Fillon.

Chine Labbé, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • dhote le lundi 29 oct 2012 à 13:09

    Si Mosco et Cambadélis s'inquiètent des propos de Coppé c'est précisément parce qu'ils ont conscience de la fragilité de leurs idées, de leur pouvoir et de leur stratégie.Je crois, d'ailleurs, que ce sentiment de doute gagne leurs propres rangs.

  • M3101717 le lundi 29 oct 2012 à 12:41

    Il est rigolo Monsieur COPE : on dirait qu'il n'a jamais été au pouvoir... Tout est facile, tout est évident. Mais au fait, il est de quel parti ? Que propose-t-il ? Qu'a-t-il fait ces vingt dernières années ?