Le projet des tours jumelles de La Défense verra-t-il enfin le jour ?

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Le promoteur russe, Hermitage, qui porte le projet de construire deux tours avec des logements haut de gamme à La Défense n'a toujours pas annoncé de financement. En revanche, il vient d'obtenir le droit de démolir les bâitments à la place desquels il souhaiterait ériger ces gratte-ciels.Les tours Hermitage sortiront-elles un jour de terre à La Défense? Ce projet avec deux gratte-ciels parmi les plus hauts d'Europe (323 mètres) qui mêleraient pour la première fois en France des logements, des commerces et des bureaux ira-t-il au bout? Rien n'est moins sûr. Pour mémoire, en 2009, Emin Iskenderov, le président de ce promoteur russe qui porte ce projet à 2,9 milliards d'euros, promettait la livraison en 2016 de ces «twin towers». Aujourd'hui, la construction n'a pas commencé... » Lire aussi - La ville de Toulouse aura son gratte-ciel, l'Occitanie Tower Néanmoins, Emin Iskenderov a obtenu début avril une victoire dans ce dossier: il a passé un accord financier avec les voisins de son projet (la tour First, la tour Alto, des associations de copropriétaires...) pour qu'ils ne s'opposent plus à la démolition des petits bâtiments à la place desquels les tours jumelles devraient s'élever. Un accord déterminant car en octobre 2011, l'association des copropriétaires des bâtiments jouxtant le projet avait obtenu, devant la justice, l'interdiction de démolir ces immeubles. La promesse de vente n'est pas signée «Il s'agit d'une étape majeure dans la construction des futures Tours Hermitage Plaza, puisque cette approbation définitive (car obtenue à l'unanimité) va permettre de lancer les démolitions dès cette année 2017», affirme Hermitage dans un communiqué de presse publié récemment. Il y a un an et demi, en octobre 2015, Hermitage avait déjà annoncé une bonne nouvelle: l'entrée de Bouygues dans le tourt de table du projet... sans toutefois préciser à quelle hauteur ce major français du BTP était impliqué. D'ailleurs, tous les obstacles qui jonchent la route de ce projet hors normes ne sont pas levés. Ainsi, Hermitage n'a toujours pas annoncé l'obtention du prêt de plusieurs centaines de millions d'euros nécessaire pour mener à bien ce projet pharaonique. Or, sans financement, la construction de ces deux gratte-ciels sera impossible. De même, la promesse de vente qui permettra à Hermitage d'acquérir les droits à construire auprès de l'Epadesa, l'aménageur de La Défense, n'est toujours pas signée. Pour l'instant, ceux qui rêvent de tours résolument différentes dans le quartier d'affaires doivent donc faire confiance à une plaquette très alléchante: au programme, 540 logements de luxe (180 m² en moyenne), deux piscines, des spas, un grand hôtel, 30.000 m² de bureaux...

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