Le projet de référendum catalan divise la gauche espagnole

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    MADRID, 28 décembre (Reuters) - Le Parti socialiste espagnol 
(PSOE) a exclu lundi de former une coalition gouvernementale 
avec un parti favorable à la tenue d'un référendum 
d'autodétermination en Catalogne, huit jours après des élections 
législatives qui ont laissé le pays sans majorité.  
    Principal moteur de l'économie nationale, la région du Nord 
est également l'un des principaux points de blocage des 
discussions entamées en vue de la formation du prochain 
gouvernement.  
    Arrivé en tête, le Parti populaire (PP) du Premier ministre 
sortant Mariano Rajoy ne compte toutefois que 123 sièges, loin 
des 176 nécessaires pour gouverner seul. Comme le PSOE, il 
s'oppose à un référendum en Catalogne, où les indépendantistes 
sont, eux, majoritaires depuis septembre.  
    Podemos, mouvement de la gauche radicale qui fait figure 
d'arbitre avec 69 sièges, soit 21 de moins que les socialistes, 
y est en revanche favorable et ses dirigeants estiment que 
Madrid doit reconnaître le statut multinational de l'Espagne.  
    Son succès du 20 décembre aurait pu ouvrir la voie à la 
formation d'une coalition de gauche, mais le chef de file du 
PSOE a donc écarté cette piste. "Nous ne discuterons pas de 
l'intégrité territoriale du pays. Nous ne formerons pas un 
gouvernement à n'importe quel prix", a affirmé Pedro Sanchez, 
invitant son homologue de Podemos, Pablo Iglesias, à renoncer à 
ses intentions concernant la Catalogne.  
    Pour ce dernier, les socialistes "ne veulent pas comprendre 
que reconnaître sa multinationalité, c'est protéger l'unité de 
l'Espagne".  
    Le secrétaire général du PSOE avait exclu la semaine 
dernière de former une "grande coalition" avec le PP. 
 
 (Angus Berwick avec Raquel Castillo et Tomas Cobos, 
Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
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