Le projet de rapprochement Orange-Bouygues examiné à Paris-sces

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    * Le feu vert à la vente de EE lève les derniers doutes-sces 
    * Un éventuel accord fera l'objet d'un examen 
approfondi-Lasserre 
    * Les critères de Paris proches de ceux de 
Bruxelles-Lasserre 
 
    par Gwénaëlle Barzic et Mathieu Rosemain 
    PARIS, 20 janvier (Reuters) - L'éventuel rapprochement dans 
les télécoms entre Orange  ORAN.PA  et Bouygues  BOUY.PA  sera 
examiné par l'Autorité française de la concurrence, les derniers 
doutes quant au traitement du dossier à Paris ou à Bruxelles 
venant d'être levés, a-t-on appris de trois sources au fait du 
dossier. 
    Bouygues et Orange ont officialisé au début du mois la 
reprise de leurs discussions en vue d'un mariage qui ramènerait 
à trois le nombre d'opérateurs en France et verrait l'opérateur 
historique dominant conduire la consolidation de son marché, un 
cas de figure inédit en Europe. 
    Si elle aboutit, l'opération, qui créerait un géant 
contrôlant plus de 50% de parts de marché dans le fixe et dans 
le mobile, devra cependant surmonter le barrage de la 
concurrence avec une inconnue jusqu'ici sur le choix de 
l'arbitre : l'Autorité française de la concurrence ou la 
Commission européenne. 
    Le PDG d'Orange Stéphane Richard a déclaré la semaine 
dernière que la tendance penchait en faveur d'un examen à Paris 
tout en disant attendre encore quelques chiffres.   
    Selon les trois sources, l'annonce vendredi du feu vert du 
régulateur britannique à la vente de la participation d'Orange 
dans l'opérateur local EE a levé les dernières interrogations. 
  
    "Il n'y a plus aucun doute", a déclaré une source 
directement au fait de la question.    
    Orange, Bouygues et l'Autorité de la concurrence n'ont pas 
souhaité faire de commentaire sur ces informations. 
    Le choix du juge de paix est fonction de la proportion des 
revenus réalisés par les opérateurs sur le seul marché français 
par rapport à leur chiffre d'affaires européen. S'il n'y a 
aucune interrogation dans le cas de Bouygues Telecom, les 
revenus d'Orange flirtent avec le seuil des deux-tiers fixés par 
les textes. 
    La vente des parts d'Orange dans EE, qui sera bouclée le 29 
janvier, permettra à Orange de dépasser de peu ce seuil, ont 
expliqué les sources.    
    Plusieurs analystes, avocats et banquiers estiment qu'un 
examen du dossier à Paris augmenterait les chances d'un feu vert 
alors que les pouvoirs publics français ont infléchi leur 
position sur une consolidation du secteur, le ministre de 
l'Economie Emmanuel Macron s'étant dit "agnostique" le mois 
dernier sur le nombre d'opérateurs.   
    La nouvelle commissaire européenne à la Concurrence 
Margrethe Vestager s'est, elle, montrée davantage sourcilleuse 
que son prédécesseur sur les rapprochements entre opérateurs 
d'un même marché, ce qui a conduit à l'abandon d'une opération 
au Danemark.  
    Le président de l'autorité française Bruno Lasserre bat 
toutefois en brèche cette idée, en soulignant que ses critères 
d'appréciation seraient très proches de ceux de Bruxelles.       
    
     
    LE PROJET PROMIS À UN EXAMEN APPROFONDI  
    "S'il y a un accord, il fera nécessairement l'objet d'un 
examen approfondi", a-t-il dit à des journalistes en marge des 
voeux de l'Arcep mardi soir. 
    Bruno Lasserre s'est forgé une solide réputation 
d'indépendance en condamnant par exemple pour entente les 
opérateurs télécoms en 2005 à plus de 500 millions d'euros 
d'amende ou en retirant l'autorisation de la fusion entre 
CanalSat et TPS. 
    Dans le cas d'un éventuel mariage entre Orange et Bouygues, 
l'un des principaux enjeux consistera à s'assurer que la 
concurrence reste vive sur le marché des télécoms et à ce que 
Free en particulier continue à jouer le rôle de "maverick", a 
expliqué mardi le responsable. 
    Plusieurs associations de défense des consommateurs se sont 
déjà alarmés du risque d'une hausse des prix dans le mobile 
après une chute de 30% depuis l'arrivée de la filiale d'Iliad en 
2012 avec deux offres à prix cassés. 
    En Autriche, où le nombre d'opérateurs est passé de quatre à 
trois en 2013, les tarifs ont augmenté de 30% selon le 
régulateur local sans que les promesses d'investissements 
supplémentaires ne se soient concrétisés. 
    Sans nécessairement pouvoir compter sur un examen plus aisé, 
Bouygues et Orange pourront cependant affûter leurs arguments 
pour convaincre un régulateur qui connaît déjà bien les 
spécificités du marché français. 
    Selon plusieurs sources, des contacts informels ont déjà été 
pris avec l'Autorité pour s'assurer qu'elle ne bloquerait pas 
d'emblée le projet. 
    Anticipant ses probables requêtes, Orange a par ailleurs 
engagé des discussions informelles avec les concurrents Iliad et 
Numericable-SFR  NUME.PA  en vue de leur revendre des actifs de 
Bouygues Telecom.   
    Les deux groupes réfléchissent par ailleurs à des 
engagements en matière d'investissement, ont dit des sources.   
     
    Voir aussi : 
    Orange/Bouygues-Le président de l'Arcep énonce ses lignes 
rouges   
 
 (Avec Mathieu Protard à Paris, Emiliano Mellino à Londres et 
Philip Blenkinsop à Bruxelles, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • exploser il y a 11 mois

    La situation bénéficiera probablement un petit peu à Free, mais je ne suis pas sûr que les actions augmentent énormément pour autant : le cours est déjà élevé, et je n'ai pas l'impression que monsieur Niel joue la rentabilité maximale pour ses actions. Il préfère investir que distribuer des dividendes, changer le monde plutôt qu'accroître sa fortune personnelle qu'il estime suffisante. J'approuve totalement son raisonnement.

  • jmlhomme il y a 11 mois

    Le grand gagnant devrait être ILIAD Free. Acceleration d'acces à sa liberté d'Opérateur et negociation trés favorisée pour les rachats d'actifs. ILiad devrait prendre 10 % de plus dans les six mois, 20 % sur l'année.....car acceleration de la couverture Free. ( amenant 10% de nouveaux abonnés. )

  • M82941 il y a 11 mois

    Discours habituel avant opération qui se fera au profit de Bouygues - grand bénéficiaire