«Le procureur Vance n'aurait pas dû céder»

le
0
INTERVIEW - L'un des plus grands avocats pénalistes américains, Me Alan Dershowitz, a étudié l'affaire Strauss-Kahn avec ses étudiants de Harvard. Il a organisé un procès fictif où il livrait son réquisitoire. Il dévoile sa thèse au Figaro .

LE FIGARO. -À quelle conclusion parvenez-vous sur l'affaire DSK?

Alan DERSHOWITZ. -Pour être clair, je ne peux pas dire si DSK est coupable ou pas. J'ai mes doutes dans un sens comme dans l'autre. Ce que j'ai voulu faire, c'est plutôt démontrer qu'il était possible de poursuivre cette affaire, de laisser le jury décider, même avec un témoin principal (Nafissatou Diallo, NDLR) qui a beaucoup menti sur sa vie. En particulier parce que la thèse choisie par les avocats de la défense, selon laquelle la femme de chambre, tombée sous le charme de DSK, aurait décidé par pure bonté de lui faire une fellation, n'a aucun sens. C'est une insulte à l'intelligence humaine, à celle des jurés et à celle du juge. L'autre thèse possible, à part le rapport sexuel forcé, est le rapport tarifé, avec un possible désaccord sur le montant. En tant qu'avocat, j'aurais présenté cette thèse-là. La prostitution est peut-être un délit, mais pas un délit grave. On ne va pas en prison

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant