Le procureur de Paris critique Bercy dans l'affaire Cahuzac

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Le procureur de Paris critique Bercy dans l'affaire Cahuzac
Le procureur de Paris critique Bercy dans l'affaire Cahuzac

Les termes sont posés, polis, mais ils n'en sont pas moins cinglants : auditionné il y a quelques minutes dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Cahuzac, le procureur de Paris François Molins a critiqué la procédure parallèle des services fiscaux de Bercy, alors que l'enquête judiciaire était déjà ouverte sur l'existence d'un compte non-déclaré en Suisse appartenant à Jérôme Cahuzac.

«J'ai découvert cela par les questions de journalistes qui m'ont appelé, explique François Molins aux députés qui l'auditionnent. Je n'en avais pas été informé par la DGFIP (direction générale des finances publiques). C'est une première dans nos relations avec l'administration fiscale».

En termes à peine masqués, François Molins critique une procédure parallèle qui aurait pu empiéter sur sa propre enquête. En effet, suite aux accusations de Mediapart sur l'existence d'un compte en Suisse de l'ancien ministre du Budget, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire dès le 8 janvier pour identifier le fameux enregistrement dévoilé par Mediapart où Jérôme Cahuzac évoque un compte à UBS.

Or, la DGFIP, qui dépend du ministère de l'Economie piloté par Pierre Moscovici, a demandé de son côté une entraide aux Suisses pour vérifier l'existence du compte, au nom de Jérôme Cahuzac, le 24 janvier, soit plus de 15 jours après. Mais François Molins ne sera officiellement informé de cette démarche que lors de la réponse, négative, des Suisses, le 1 er février. Une semaine plus tard, cette réponse des autorités fiscales suisses sera dévoilée dans un article du JDD concluant à la mise hors de cause de Cahuzac.

«A ce moment, j'avoue que j'ai eu des doutes, répond François Molins aux députés qui lui demandent quelle a été sa réaction. Après-tout, si je m'étais trompé ?». La suite prouvera que non puisque l'enregistrement sera ...

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  • M4189758 le jeudi 20 juin 2013 à 08:13

    JPi - Il y en a un qui étouffe de honte et il y a un autre qui étouffe l’affaire ?

  • M476110 le mercredi 19 juin 2013 à 22:14

    Les politiciens ne feraient-ils confiance à la justice que pour régler les affaires "de "jeunes" ou "d'ambulants" ? lol

  • dsta le mercredi 19 juin 2013 à 22:04

    Mais pourquoi donc, Moscou vichy, voulait-il mener sa propre enquête ??? Je pensais que Bercy s'occupait de Finances et que pour les enquêtes il y avait un autre Ministère dont c'est la spécialité !!! POURQUOI VOULOIR MENER SA PROPRE ENQUÊTE ???

  • JUFRABRE le mercredi 19 juin 2013 à 19:18

    Quand il y a ce genre de malversation à "haut niveau" (dans la hiérarchie de l'état, je ne parle pas du bonhomme...), deux enquêtes valent mieux qu'une pour arriver au résultat. Ensuite, que ce "Monsieur Le Procureur De Paris" soit vexé parce qu’il a l'impression de s"être fait "doublé", ce n'est pas vraiment grave..; Il s'en remettra et le peuple français aussi...

  • roulio86 le mercredi 19 juin 2013 à 19:02

    le normal plus le mosko savaient plus les autres, mais on ne se mange pas entre loups..quelle honte c'est politicards.....à vomir..et pendant se temps ils nous taxes un maximum pour s'en foutent plein les fouillent..à quand le printemps Français pour virer cette bande de vouleurs et de donneur de leçon