Le procureur de New York engage des poursuites contre Barclays

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LE PROCUREUR DE NEW YORK ENGAGE DES POURSUITES CONTRE BARCLAYS
LE PROCUREUR DE NEW YORK ENGAGE DES POURSUITES CONTRE BARCLAYS

NEW YORK (Reuters) - Le procureur général de New York a annoncé mercredi l'ouverture de poursuites à l'encontre de la banque britannique Barclays, qu'il accuse de défaut d'information sur le fonctionnement sa plate-forme alternative de transactions ("dark pool") aux Etats-Unis aux dépens de certains investisseurs.

Le procureur Eric Schneidermann estime que Barclays a organisé son "dark pool" de manière à favoriser les utilisateurs du "trading à haute fréquence" et qu'elle s'est efforcée d'attirer ces derniers en leur assurant des avantages systématiques aux dépens d'autres intervenants, a expliqué une source.

Barclays s'est refusée à tout commentaire.

Les "dark pools", des plates-formes de transactions privées et fermées gérées qui donnent la possibilité aux investisseurs de réaliser des transactions anonymes en assurant la confidentialité des informations jusqu'à ce que la transaction soit conclue, sont l'une des principales cibles d'Eric Schneidermann.

Les services du procureur général cherchent à déterminer si ces "dark pools" fonctionnent conformément aux informations communiquées aux investisseurs et s'ils ne sont pas source de conflits d'intérêts au profit de leurs organisateurs.

Plusieurs enquêtes ont été ouvertes il y a près d'un an mais les investigations se sont accélérées ces derniers mois après la publication du livre "Flash Boys: A Wall Street Revolt", de Michael Lewis, dans lequel ce dernier accuse le trading à haute fréquence de manipuler les marchés financiers.

La procédure visant Barclays, qui s'appuie sur des communications internes transmises à la justice par d'anciens salariés, reproche à la banque d'avoir assuré à ses clients que les traders à haute fréquence seraient maintenus à l'écart de son "dark pool" alors qu'elle n'a rien fait pour les empêcher d'y accéder, a expliqué la source.

La plainte reproche aussi à Barclays d'avoir falsifié des documents commerciaux et d'avoir favorisé certains clients lors de la transmission de leurs ordres alors qu'elle prétendait le contraire.

(Karen Freifeld, avec John McCrank et Herb Lash; Marc Angrand pour le service français)

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